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mercredi 2 décembre 2015

Dégénérescence de la société moderne : l'homme bientôt enceint?

Modernité, progrès, avancées...derrière ces mots, on l'a vu à maintes reprises, se cachent certaines pratiques à la limite de la morale. Outre ces histoires d'usines à bébés qui poussent comme des champignons dans les pays où la création d'êtres humains sont monnayées, de Gestation Pour Autrui qui guette la France parce que ça fait plus "hype", parce que l'excès de sentimentalisme prime toujours sur la raison. Mais il y a un sujet, encore plus sensible, encore plus laid, qui est dans l'actualité... Imaginez un peu un être humain de sexe masculin...accoucher!





Actuellement, les femmes sont les seules à pouvoir porter la vie. Mais bientôt, les futurs papas pourraient bien, eux-aussi, connaître les nausées matinales et les petits coups de pied du bébé à naître ! C'est du moins ce qu'affirme le Dr Karine Chung, directrice du programme de la préservation de la fertilité à la Keck School de Médecine de l'Université de Caroline du Sud. Interrogée par Yahoo! Health, elle déclare que cela serait possible d'ici "cinq ou dix ans, peut-être avant".
D'après la spécialiste en fertilité, les hommes pourraient attendre un bébé grâce à la recherche sur la transplantation d'utérus. En effet, les équipes de recherche médicale sont de plus en plus nombreuses à réussir la greffe d'utérus sur des femmes nées sans ou qui ont subit une hystérectomie. Et, en Suède notamment, certaines de ces femmes ont ensuite réussi à tomber enceinte et à donner naissance. Si l'homme n'a pas naturellement ce qu'il faut pour avoir un utérus (hormones, vagin, cervix, veines...), cela n'est pas insurmontable. Les individus masculins qui changent de sexe ont déjà la possibilité de prendre des hormones féminines, d'avoir des seins qui peuvent donner du lait, ainsi qu'un vagin et un "néoclitoris".
La greffe masculine d'utérus pourrait donc intéresser les femmes transgenres, qui ne peuvent pas physiquement avoir d'enfant, pour qui l'envie d'être mère est aussi présente que chez n'importe quelle femme. "Le besoin d'être mère pour une femme est une chose sérieuse. Les femmes transgenres ne sont pas différentes", explique la chirurgienne Christine McGinn, elle aussi transgenre et mère de jumeaux.
Mais cette transplantation n'est pas sans risque. Pour qu'elle puisse aboutir à la naissance d'un enfant, il faut que la personne qui a reçu la greffe fasse des injections anti-rejet pendant toute sa grossesse, ce qui crée le risque d'un infection. Par ailleurs, une telle opération coûterait très cher, et il n'est pas sûr que les patients puissent la payer si leur mutuelle ne le fait pas.

Ce que j'en pense? Que c'est tout salement abominable! Ils peuvent greffer tous les utérus du monde sur les hommes, encore faut-il recréer et remettre en place tout le système habituellement réglé comme une horloge pour permettre la conception...  Mais si la société moderne permet déjà ce genre de dérives, nul doute que ce sera fait car tout un plan de "sensibilisation" avec des hommes soi-disant "désireux d'être porteurs d'enfants" sera mis en place et ce à destination du public, parents comme enfants! 

Sources:



samedi 14 novembre 2015

Nous nous dirigeons de plus en plus vers un Etat policier...

Un nouveau désastre français est survenu cette nuit en plein coeur de Paris, dans le Xème arrondissement et cette fois-ci, on ne vise plus un journal satirique, mais carrément la population! D'après les médias, près de 120 morts, dont la majorité lors de la prise d'otage au Bataclan où avait lieu un concert à guichets fermés, le bilan est lourd compte tenu des événements précédents...

Ce genre d'acte terroriste est exactement le motif attendu pour décreter, comme l'a annoncé le Présiflan de la Ripoux-blique François Hollande, l'état d'urgence, transformant la France en un éphémère Etat où les règles sont plus strictes. Pour rappel, le dernier état d'urgence décrété remonte à 2005 lors des émeutes dans les banlieues, à ce moment-là, les Guignols de l'info avaient parodié Nicolas Sarközy en un espèce de "Big Brither" sur talonnettes...

Faites le calcul: 13 Novemre 2015 + Attentat de Charlie Hebdo + Loi Renseignement 2015 + Loi antiterroriste 2014 = Possibilité d'un Etat Policier, la masse va de plus en plus adhérer à une nouvelle politique sécuritaire où il faut donner la quasi-totalité de ses libertés fondamentales pour un peu de sécurité, mais quiconque adhère à ça ne mérite aucun des deux... A l'approche des élections régionales, le mouvement va être plus intense que prévu.

Le bilan des attentats perpétrés cette nuit en différents points de la capitale est l’un des plus lourds de ces cinquante dernières années : 120 personnes tuées et 200 blessées dont 80 dans un état grave. La sidération qui suit ce genre d’événements est peu propice à la réflexion mais plusieurs enseignements peuvent en être tirés.
Cet attentat, comme sans doute les précédents, apparaît lié à l’intervention militaire de la France en différents points, en particulier en Syrie. Selon l’un des témoins présents au Bataclan, les assaillants ont explicitement mis en cause la politique de la France au Moyen-Orient : « Je les ai clairement entendus dire aux otages ‘C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie ». « Ils ont aussi parlé de l’Irak », comme l’a rapporté un animateur radio et TV qui se trouvait dans la salle. Le président Syrien a d’ailleurs tracé un parallèle entre la situation en France et celle en Syrie. Selon lui, notre pays vient tout simplement de vivre ce que « vit la Syrie depuis cinq ans ». Ce que nous anticipions il y a deux an est aujourd’hui vérifié : les djihadistes que l’on a laissé partir en Syrie en espérant s’en débarrasser reviennent aujourd’hui sur notre territoire, armés et entraînés et cet attentat sera probablement suivi par d’autres.
Ensuite, force est de constater que la plupart des lois liberticides promulguées depuis  trois ans se sont révélées inefficaces pour éradiquer la menace terroriste car elles ciblent avant tout la contestation politique. C’est ce que nous prévoyions au moment du vote de la loi antiterroriste de l’automne 2014 et de la loi sur le renseignement de mai dernier. Parfaites pour mettre à mal la démocratie et les libertés publiques mais totalement inopérantes face au risque djihadiste.
Devant un tel fiasco, une question vient inévitablement : à qui profite le crime ? Et la réponse ne fait guère de doute : au système de domination.
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Les attentats se suivent et apparaissent comme autant de fenêtres d’opportunité dans lesquelles s’engouffrent le pouvoir exécutif pour mettre à mal les libertés publiques. Celui de Charlie Hebdo avait déjà provoqué un cortège de mesures liberticides sans précédent dans le cadre de loi sur le renseignement. Mais un cran vient d’être franchi avec ceux de la nuit dernière puisque l’état d’urgencevient d’être décrété sur le territoire français. Rappelons que cette mesure d’exception réduisant les libertés fondamentales et renforçant les pouvoirs de police n’a été appliquée qu’à cinq reprises dont quatre dans un contexte de guerre coloniale : trois fois pendant la guerre d’Algérie (avril 1955, mai 1958 et avril 1961) et une fois pendant la guerre en Nouvelle-Calédonie (décembre 1984). Elle a été activée pour la dernière fois par Nicolas Sarkozy le 8 novembre 2005 au cours des violentes émeutes qui avaient agité la France. Son but officiel est de libérer l’armée des contraintes juridiques du temps de paix et de renforcer le pouvoir de l’exécutif et des forces de l’ordre. Celles-ci pourront désormais :
  • interdire la circulation de personnes ou de véhicules et instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé,
  • interdire l’accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics,
  • assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avèrerait dangereuse pour la sécurité et l’ordre public,
  • ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons ou autres lieux de réunion et interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre,
  • obliger les propriétaires d’armes à les remettre aux autorités,
  • mener des perquisitions à domicile de jour et de nuit,
  • prendre  des mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias.
Contrôle des déplacements et des citoyens, censure et réductions des libertés publiques… Si toutes ces mesures comme les précédentes n’empêcheront probablement pas d’éventuels terroristes de passer à l’acte, elles lamineront en revanche la démocratie en faisant sauter les derniers garde-fous qui la protègent encore de l’arbitraire du pouvoir politique.

Sources:



EDIT: D'après le Président de la République, les actes ont été commis par DAESH (sic!). Si tel est le cas, je vous conseille de vous tourner vers les U.S.A. qui sont le créateur de ce groupe terroriste... Amis musulmans, préparez-vous à recevoir des insultes car l'amalgame va être fait rapido car depuis 2001, musulman = terroriste...

mercredi 16 septembre 2015

Quid de la puce R.F.I.D. sous-cutanée ?

Il y a des réalités qui peuvent être effrayantes, tellement qu'on pourrait croire que ça sort d'un livre de science-fiction ou même de dystopie (qu'on appelle aussi contre-utopie). Car si l'utopie est difficile à atteindre tellement l'Homme est par nature dominateur et cherchera toujours à commander ses semblables, la dystopie est bien plus réaliste. Si, dans mes précédents articles, j'ai beaucoup parlé de la vidéosurveillance, flicage généralisé du réseau, il faut taper dans l'infiniment petit pour découvrir le côté horrible de ce qu'on peut faire avec les meilleures technologies que nous (entendez "eux") disposons. J'en ai fait référence plusieurs fois sans aborder le sujet avant alors que son déploiement est imminent: la puce R.F.I.D.




Compte tenu de son utilisation actuelle, vous pouvez penser que le procédé n’est absolument pas indispensable. Vous avez raison. Si on essaie de se projeter un peu dans l’avenir, on peu facilement lui trouver des domaines d’utilisation bien plus intéressants, nul doute que certains ont déjà leur idée bien établie sur le sujet.


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Pourquoi « pucer » l’être humain?


Pour l’instant, pour pas grand chose. Pour demain c’est tout autre chose. Sur la chaîne NBC on annonce que tous les américains seront implantés d’une puce RFID d’ici 2017. Rien que ça, quelques 319 millions d’américains « pucés ». Voyons quelles utilisations sont envisagées:

Dossier médical : Ce domaine qui permet « d’apporter une meilleur prise en charge des patients » selon son promoteur, pourrait remporter une fort soutien dans l’opinion publique. Notons tout de même qu’une simple carte à puce (verte par exemple) peut faire le boulot. A notre avis, permettre l’accès aux soins médicaux pour tous serait la véritable avancée sanitaire à mettre en œuvre.

Identité : Quant il s’agit de la sacro-sainte sécurité nationale l’opinion publique à tendance à facilement basculer dans le tout sécuritaire. Il faut dire que le sentiment de danger permanent véhiculé par les médias n’y est pas étrangé. Ceci dit, il reste encore une part non-négligeable de la société qui crie son droit à la liberté individuelle. En effet, difficile de ne pas faire le rapprochement avec le film Minority Report. Pour ceux qui l’on vu, le fichage que représente cette puce RFID est dangereux et inacceptable. De plus, cela viendrait s’ajouter aux systèmes biométriques déjà en place que sont la reconnaissance rétinienne et digitale.

Moyen de paiement : Payer ses courses ou son plein d’essence grâce à une puce implantée sous la peau, vous en conviendrez, la fin ne justifie pas le moyen. Là où cela devient plus intéressant et dangereux à la fois, c’est si on affecte à cette puce RFID l’ensemble de vos informations bancaires. On peut également envisager la disparition de la monnaie, l’argent physique, puisqu’alors son utilité ne se justifie plus.

Porte clés : Votre trousseau de clés pourrait être remplacé par la puce RFID. Maison, voiture, travail, tous les accès autorisés le seront par le biais de la puce. Serons-nous plus en sécurité? On peut en douter quand on voit l’imagination dont font preuve les malfaiteurs. De plus les systèmes d’identification biométriques actuels sont parfaitement adaptés à cette tache. Donc, là encore la puce RFID ne se justifie pas.

A quoi doit-on s’attendre ?


A ce stade on est en droit de se demander quel est l’intérêt pour l’individu de ce fichage par puce? Manifestement, il parait bien faible. La question se pose alors de savoir : pour qui cela représente-t-il de l’intérêt? Les vieux rêves de contrôle total des masses populaires semblent trouver un allié de taille dans la puce RFID à destination des populations humaines. Les services qu’elle peut apporter à chaque individu ne pèse pas grand chose face aux dangers d’hégémonie qu’elle représente. Pourtant nos dirigeants politiques pourraient être tentés de suivre le modèle étasunien. D’ailleurs après 2017, pourra-t-on voyager aux USA sans être « pucés »? On peut en douter, aujourd’hui déjà le passeport biométrique est obligatoire.

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Alors que faire ?


Prendre conscience de la situation est un premier pas. La refuser est le second. Méfions nous des changements sociétales. Notre éthique, nos libertés sont des valeurs et des droits fondamentaux. Toute société qui ne réagit pas à une diminution de ses libertés fondamentales glisse lentement vers le totalitarisme.
Nous vivons dans des démocraties d’où les peuples sont exclus des décisions importantes. Ce qui est désolant, c’est que les décideurs sont obstinés par leur réélection, leurs budgets et influencés par les groupes de pression toujours plus puissants. Ils ne pensent que bien trop rarement en terme d’individu, nous sommes tout juste « une voix » pour les prochaines élections, des productifs pour ceux qui ont du travail, des assistés pour les autres et des consommateurs dans tous les cas.


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A la tentation du « tout sécuritaire » on peut préférer une voie différente. Arrêtons de pratiquer une politique agressive, dominatrice et asservissante à l’encontre des différents peuples de la planète dont nous occidentaux convoitons les richesses. Plutôt que de « pucer » l’humanité, apprenons à nous respecter.

J'ajouterai également que les actualités du moment ne permettent pas une autre issue que la puce R.F.I.D sous-cutanée pour tous. La peur du terrorisme, toujours plus de terrorisme, terrorisme en salade, arrivée de migrants...tout cela mène irrémédiablement vers l'implantation pure et simple de ce petit outil formidable pour nos élites, qui sauront tout de nos moindre faits et gestes car après tout: la menace, c'est vous!


Sources:

jeudi 6 août 2015

Loi Renseignement : au tour de CaliOpen de quitter la France

Décidément, il ne fait pas bon se poser en France quand un projet se veut sécurisant en matière d'échanges numériques. Depuis que la Loi Renseignement a été votée, promulguée et validée par les vieux briscards du Conseil Constitutionnel, les associations, hébergeurs et tenants de projets dont le maître-mot est "confidentialité" s'en vont tour à tour de ce qui pourrait être le futur "pays du flicage", même si c'était déjà le cas de manière officieuse.

Toujours sous le prétexte fallacieux de "lutter contre le terrorisme", la France n'a jamais cessé de vouloir espionner, fliquer, récupérer en masse les données personnelles de ses citoyens, sans exception. Déjà parce que ces données peuvent rapporter très gros, les entreprises étant très friandes de ces données qui leur permettrait de nous assommer à coup de publicités ciblées, mais aussi car, selon les abrutis qui composent nos élites, nous sommes tous potentiellement des terroristes sans le savoir. 

Mais merde, comment je fais moi du coup? Si je tape sur DuckDuckGo "Ben Laden n'est pas mort", qu'est-ce que je risque? De multiples gardes à vue pour "apologie du plus grand terroriste blablabla" ou même pire: "négationniste"? Dans ce cas là, j'aurai l'étiquette de "nazi" à vie sur mon front... D'autant plus que Ben Laden est mort en 2001 et pas en 2011 dans un assaut au Pakistan...




Et de trois. Après l'hébergeur français Altern.org, qui avait annoncé dès le 17 avril son intention de déménager hors de France en réaction au projet de loi sur le renseignement, et le service Eu.org, qui a pris une décision similaire au même moment, c'est au tour du projet CaliOpen de faire savoir son intention de quitter le pays dans les plus brefs délais afin d'échapper à cette nouvelle législation.

Dans un article publié ce mercredi, CaliOpen explique qu'il n'est pas raisonnable de poursuivre ses activités en France sans prendre le risque de porter tôt ou tard atteinte aux idéaux qu'il veut défendre dans son projet. Il faut donc partir. Et même si la destination d'arrivée n'est pas encore décidée avec certitude, le choix du Luxembourg a pour le moment les préférences de l'équipe.

"Quel que soit le destin du texte après son examen par le Conseil constitutionnel, il nous paraît impossible de garantir aux futurs usagers de CaliOpen une véritable confidentialité si leurs données devaient dépendre d'un pays dont les représentants élus ont voté en faveur de l'installation de boîtes noires au sein des fournisseurs d'accès à Internet et des hébergeurs web".

Anticipant les critiques qui pourraient se manifester à en cas d'un déménagement au Luxembourg, CaliOpen déclare que cette destination n'a pas été choisie pour des considérations fiscales mais pour la proximité géographique et linguistique, et "particulièrement pour la garantie de non-ingérence de l'État au regard des informations confidentielles que la future entité sera amenée à gérer".

Bâti selon le principe du logiciel libre, Caliopen est un projet dirigé par Laurent Chemla, un informaticien connu pour avoir fondé le bureau d'enregistrement Gandi et pour son opposition remarquée lors des débats parlementaires sur la loi Hadopi. En sommeil pendant un temps, CaliOpen a été remis sur les rails à la suite des révélations d'Edward Snowden sur la surveillance de masse déployée par la NSA.



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mardi 23 juin 2015

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse [rapport préliminaire du comité sur la dette]

Après tant d'années de coupes budgétaires forcées, d'austérité imposée et de régime sec, un comité sur la dette de la Grèce confirme enfin que cette même dette est illégale et illégitime! Je vous partage donc ici un extrait du rapport de la Commission chargée de régler ce problème terrible qu'est la dette grecque, qui prouve tout ce que j'ai pu dire depuis le premier article de mon blog: que la dette est illégitime, créée par les banques privées pour tenir en laisse les Etats endettés et les forcer à se soumettre au diktat de l'Union €uropéenne.

Un jour peut-être, un audit officiel français dira que la dette française est toute aussi illégitime car contractée de la même façon depuis 1973, mais vu la quantité pharaonique de francs-maçons, magouilleurs, tricheurs, menteurs et manipulateurs qui sont dans les plus hautes sphères de la Nation Française, ce n'est pas demain la veille qu'un tel rapport sera rendu public!




En juin 2015, la Grèce se trouve à un carrefour. Elle doit choisir entre la poursuite des programmes d’ajustement macroéconomiques imposés par ses créanciers ou briser les chaînes de sa dette. Cinq ans après le début des programmes d’ajustement, le pays reste plongé dans une grave crise économique, sociale, démocratique et écologique. La boîte noire de la dette n’a pas été ouverte. À ce jour, aucune autorité, grecque ou internationale, n’a cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix.

Prendre à bras-le-corps un ensemble de problèmes sociaux et économiques est une impérieuse nécessité autant qu’une responsabilité sociale. Prenant acte de cela, le Parlement Hellénique a mis en place en avril 2015 la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Il lui a donné mandat pour mener des investigations sur l’origine et l’augmentation de la dette publique, la façon dont cette dette a été contractée et les raisons qui y ont amené, enfin sur ces l’impact qu’ont eu sur l’économie et la population les conditionnalités attachées à ces contrats. La Commission pour la Vérité a pour mission d’amener à une prise de conscience sur les questions relatives à la dette grecque, tant sur le plan interne qu’au niveau international, de formuler des arguments et de proposer des scénarios relatifs à l’annulation de la dette.

Les recherches présentées par la Commission dans son rapport préliminaire mettent en lumière le fait que le programme d’ajustement auquel la Grèce a été soumise était, et reste dans son intégralité, un programme politiquement orienté. L’analyse technique bâtie sur des variables macroéconomiques et des projections de dette – des données en relation directe avec la vie et de la population et ses moyens de subsistance –, a permis de cantonner les discussions relatives à la dette à un niveau technique. Ces discussions ont principalement été centrées autour de la thèse selon laquelle les politiques imposées à la Grèce allaient lui permettre de rembourser sa dette. Les faits présentés dans ce rapport prouvent tout le contraire.

Les éléments dont nous faisons état dans ce rapport montrent que de toute évidence la Grèce, non seulement n’est pas en capacité de rembourser cette dette, mais qu’elle ne doit pas la rembourser, tout d’abord parce que la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux.

Il est également apparu à la Commission que le caractère insoutenable de la dette publique grecque était évident depuis l’origine pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les grands médias. Pourtant, les autorités grecques et certains gouvernements de l’Union Européenne se sont ligués pour rejeter une restructuration de la dette publique en 2010, dans le seul but de protéger les institutions financières privées. Les grands médias officiels ont dissimulé la vérité au public en soutenant que le plan de sauvetage allait être bénéfique pour la Grèce, tout en passant en boucle le récit selon lequel la population ne faisait que payer pour ses propres turpitudes.

Les fonds versés dans le cadre des programmes de sauvetage de 2010 et 2012 ont été gérés de l’extérieur selon des schémas complexes, empêchant toute initiative propre en matière budgétaire. L’utilisation de ces fonds a été dictée de manière stricte par les créanciers et il est apparu que moins de 10 % de leur montant avaient été consacrés aux dépenses courantes du gouvernement.

Ce rapport préliminaire dresse un premier état des lieux des principaux problèmes et enjeux liés à la dette publique et fait état de violations juridiques majeures en ce qui touche aux contrats d’emprunt ; il pose également les bases juridiques sur lesquelles la suspension unilatérale des paiements de la dette peut être invoquée. Ces conclusions sont déclinées en neuf chapitres présentés comme suit :

Le chapitre 1, La dette avant la Troïka, analyse l’augmentation de la dette publique grecque depuis les années 1980. Il conclut que l’accroissement de la dette n’est pas le résultat de dépenses publiques excessives, celles-ci étant en réalité restées plus faibles que les dépenses publiques d’autres pays de la zone euro. La dette provient pour l’essentiel du paiement aux créanciers de taux d’intérêts extrêmement élevés, de dépenses militaires excessives et injustifiées, d’un manque à gagner fiscal dû à la fuite illicite de capitaux, du coût de la recapitalisation de banques privées par l’État, et des déséquilibres internationaux issus des lacunes inhérentes au modèle de l’Union Monétaire.

L’adoption de l’euro a généré en Grèce une augmentation drastique de la dette privée à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. En prenant de l’ampleur, la crise bancaire a débouché sur une crise de la dette souveraine grecque. En 2009, en mettant l’accent sur la dette publique et en gonflant le déficit, le gouvernement de George Papandréou a voulu présenter comme une crise de la dette publique ce qui était en réalité une crise bancaire.

Le chapitre 2, Les évolutions de la dette publique grecque de 2010 à 2015 établit que le premier accord de prêt de 2010 visait en premier lieu à sauver les banques privées grecques et européennes et à permettre aux banques de réduire leur exposition aux titres publics grecs.

Le chapitre 3, La dette publique grecque par créancier en 2015, met en évidence la nature litigieuse de la dette grecque actuelle au regard des principales caractéristiques des prêts qui seront analysées plus en détail au chapitre 8.

Le chapitre 4, Les mécanismes de l’endettement en Grèce, dévoile les mécanismes issus des accords entrés en vigueur à partir de mai 2010. Ces accords prévoyaient l’octroi de nouveaux emprunts d’un montant substantiel par des créanciers bilatéraux et le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui s’accompagnaient de coûts abusifs, amplifiant d’autant la crise. Ces mécanismes révèlent comment la majorité des fonds empruntés ont été directement transférés aux institutions financières. Au lieu de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation à travers l’utilisation d’instruments financiers. 

Le chapitre 5, Les conditionnalités contre la soutenabilité, présente la manière dont les créanciers ont imposé des conditionnalités excessives qui, associées aux accords de prêts, ont eu pour conséquence directe la non-viabilité économique et l’insoutenabilité de la dette. Ces conditionnalités, que les créanciers s’obstinent toujours à exiger, ont fait chuter le PIB tout en augmentant l’endettement public – un ratio dette/PIB plus élevé rendant la dette grecque encore plus insoutenable. Mais elles ont également généré des changements dramatiques dans la société et provoqué une crise humanitaire. La dette publique grecque peut ainsi être considérée comme totalement insoutenable en l’état actuel des choses.

Le chapitre 6, Impact des « programmes de sauvetage » sur les droits humains, montre que les mesures mises en place dans le cadre des « programmes de sauvetage » ont directement affecté les conditions de vie du peuple et violé les droits humains que la Grèce et ses partenaires sont dans l’obligation d’assurer, de protéger et de promouvoir, conformément au droit national, au droit de l’Union et au droit international en vigueur. Les ajustements drastiques imposés à l’économie et à la société grecque dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide des niveaux de vie incompatible avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits de l’homme. 

Le chapitre 7, Questions juridiques relatives aux MoU (Memorandum of understanding ou Protocole d’accord) et aux conventions de prêt, soutient qu’il y a eu violation des obligations en matière de droits de l’homme de la part de la Grèce elle-même et de ses prêteurs, à savoir les États membres de la zone euro (prêteurs), la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce. Tous ces acteurs ont refusé d’évaluer les violations des droits de l’homme découlant des politiques publiques qu’ils obligeaient la Grèce à appliquer. Ils ont directement violé la constitution grecque en privant le pays de la plupart de ses droits souverains. En effet, les accords contiennent des clauses abusives, qui ont contraint la Grèce à renoncer à des pans importants de sa souveraineté. Cela a été attesté par le choix du droit anglais comme loi applicable à ces contrats, dans le but de faciliter le contournement de la constitution grecque et des obligations internationales en matière de droits humains. La remise en cause des droits humains et des obligations de droit coutumier, la présence de diverses preuves de mauvaise foi des parties contractantes, et leur caractère déraisonnable, remet en cause la validité de ces contrats. 

Le Chapitre 8, Évaluation du caractère illégitime, odieux, illégal ou insoutenable de la dette, examine la dette publique grecque en regard des définitions adoptées par la Commission concernant les dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables. Il aboutit à la conclusion qu’en juin 2015, la dette publique grecque est insoutenable, puisque la Grèce ne peut payer le service de la dette sans nuire gravement à sa capacité de remplir ses obligations les plus élémentaires en matière de droits humains. Par ailleurs, le rapport apporte la preuve de la présence dans cette dette d’éléments illégaux, illégitimes et odieux, et ce pour chaque groupe de créanciers.

La dette envers le FMI doit être considérée illégale car elle a été consentie en violation des propres statuts du FMI, et que les conditions qui l’accompagnent violent la Constitution grecque, les obligations du droit coutumier international et les traités signés par la Grèce. Elle est illégitime, puisque les conditions imposées comprennent des dispositions qui violent les obligations en matière de droits humains. Enfin, elle est odieuse, puisque le FMI savait pertinemment que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et allaient provoquer de graves violations des droits socio-économiques.

 

Photo : E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

La dette envers la BCE doit être considérée illégale car la BCE a outrepassé son mandat en imposant l’application de programmes d’ajustement macroéconomique (par exemple la déréglementation du marché du travail), ceci par l’intermédiaire de sa participation à la Troïka. La dette envers la BCE est également illégitime et odieuse, car l’objectif du Securities Market Programme (SMP) était en fait de servir les intérêts des institutions financières en permettant aux principales banques privées grecques et européennes de se débarrasser de leurs obligations grecques.

Le FESF a octroyé des prêts hors liquidités qu’il faut considérer comme illégaux parce que l’Article 122(2) du TFUE est violé, et parce que ces prêts portent atteinte par ailleurs à un certain nombre de droits socio-économiques et de libertés civiques. De plus, l’Accord cadre du FESF de 2010 et le Master Financial Assistance Agreement de 2012 contiennent plusieurs clauses abusives témoignant d’une attitude immorale de la part du prêteur. Le FESF va également à l’encontre de principes démocratiques, ce qui rend ces dettes illégitimes et odieuses.

Les prêts bilatéraux doivent être considérés comme illégaux car ils violent les procédures spécifiées dans la Constitution grecque. Les prêts révèlent une attitude immorale des prêteurs et présentent des conditions qui contreviennent au droit et à l’action gouvernementale. Il y a atteinte tant au droit de l’Union européenne qu’au droit international lorsque les droits humains sont évincés par des programmes macroéconomiques. Les prêts bilatéraux sont par ailleurs illégitimes puisqu’ils n’ont pas été utilisés dans l’intérêt de la population, mais ont seulement servi à sauver les créanciers privés de la Grèce. Enfin, les prêts bilatéraux sont odieux car en 2010 et 2012 les États prêteurs et la Commission européenne, tout en étant conscients de ces violations potentielles, se sont bien gardés d’étudier l’impact sur les droits humains des ajustements macro-économiques et consolidation budgétaire qui étaient la condition des prêts.

La dette envers des créanciers privés doit être considérée illégale parce que les banques privées ont eu une attitude irresponsable avant l’existence de la Troïka, ne respectant pas une diligence raisonnable, et parfois, comme dans le cas de fonds spéculatifs, agissant de mauvaise foi. Une partie des dettes envers les banques privées et les fonds spéculatifs sont illégitimes pour les mêmes raisons qu’elles sont illégales ; de plus, il était illégitime que des banques grecques soient recapitalisées par les contribuables. Les dettes envers les banques privées et les fonds spéculatifs sont odieuses, puisque les principaux créanciers étaient bien conscients que ces dettes n’étaient pas contractées dans l’intérêt de la population mais pour augmenter leurs propres bénéfices.

Le rapport se conclut sur quelques considérations pratiques. Le Chapitre 9, Fondements juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette grecque souveraine, présente différentes options pour l’annulation de la dette et expose tout particulièrement les conditions dans lesquelles un État souverain peut exercer son droit à poser un acte unilatéral de répudiation ou de suspension de paiement de sa dette en droit international.
Il existe plusieurs arguments juridiques permettant à un État de répudier ses dettes illégales, odieuses et illégitimes. Dans le cas grec, un tel acte unilatéral peut se fonder sur les arguments suivants : la mauvaise foi manifeste des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer son droit national et ses obligations internationales en matière de droits humains ; la primauté des droits humains sur les autres accords tels que ceux conclus par les gouvernements précédents avec les 
créanciers de la Troïka ; la coercition ; la présence de clauses abusives violant la souveraineté de l’État grec; et enfin le droit reconnu en droit international pour un État de prendre des contre-mesures quand les créanciers posent des actes illégaux.
 S’agissant des dettes insoutenables, tout État est juridiquement fondé à utiliser l’argument de l’état de nécessité qui permet à un État confronté à situation exceptionnelle de
 sauvegarder un de ses intérêts essentiels menacé par un péril grave et imminent. Dans une telle situation, il peut s’affranchir de l’exécution d’une obligation internationale telle que le
 respect d’un contrat de prêt. Enfin, les États disposent du droit de se déclarer unilatéralement insolvables lorsque le service de leur dette est insoutenable, sachant que dans ce cas ils ne commettent aucun acte illégal et sont affranchis de toute responsabilité.

La dignité du peuple grec vaut plus qu’une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable.
À l’issue de ses premières investigations, la Commission considère que la Grèce a été et est toujours la victime d’une tentative de meurtre froidement préméditée par le trio que sont le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Cette attaque violente, illégale et immorale a été réalisée avec l’assentiment et la complicité des États européens qui, au lieu de servir et défendre l’intérêt général, ont préféré se mettre au service des banques et des intérêts particuliers d’une minorité.

En mettant ce rapport à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, la Commission considère avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision de la Présidente du Parlement du 4 avril 2015. La Commission espère que son rapport constituera un outil utile pour toutes celles et tous ceux qui veulent sortir de la logique mortifère de l’austérité et qui se lèvent pour défendre ce qui ce qui est en danger aujourd’hui : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples et l’avenir des générations à venir.

Aujourd’hui, en réponse à ceux qui leur imposent des mesures iniques, le peuple grec pourrait leur rappeler ce propos de Thucydide lorsqu’il évoquait la constitution de son peuple : « Elle a reçu le nom de démocratie, parce que son but est l’utilité du plus grand nombre et non celle d’une minorité. » (Oraison funèbre de Périclès rapportée par Thucydide dans La guerre du Péloponnèse)

Sources:

mercredi 27 mai 2015

Bientôt la généralisation de la G.P.A. en France?

La machine à émotions aura-t-elle la peau de la raison? On parle depuis quelques temps de la reconnaissance de la G.P.A. (Gestation Pour Autrui) en France pour les enfants nés sous ce procédé à l'étranger. Pour ceux qui me suivent (et pour les petits nouveaux qui me lisent), vous me connaissez assez pour savoir que je suis absolument contre cette pratique inhumaine qu'est la G.P.A. et ce sans distinction de l'orientation sexuelle des personnes demandeuses!
Pourquoi me demanderez-vous? Tout simplement parce que la G.P.A. est la porte ouverte à la commercialisation et à la marchandisation de l'être humain! On le voit déjà dans le pays le plus moderne et le plus évolué en matière de civilisation: les États-Unis... De toutes façons, si vous cherchez d'où viennent les pires pratiques et dépravations du monde, vous avez juste à traverser l'Atlantique et vous y êtes! Comme le disait Oscar Wilde:

"Les États-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation."

Ai-je vraiment besoin d'en dire plus sur ce pays qui représente à lui-seul la décadence, la dégénération de la civilisation moderne? D'autres pays, pensant que les U.S. sont l'exemple à suivre, comme l'Inde, ou le Niger, ont également leurs usines à bébés, avec leurs ouvrières tournant en 3-8 comme si elles bossaient dans une usine Renault ou Electrolux... Pour en revenir à cette pratique ignoble qu'est la G.P.A., elle est en passe d'être acceptée en France, je vous le dis, ce n'est qu'une question de temps. On commence d'abord à les reconnaître (du moins à nous forcer à les reconnaître grâce à la fameuse "machine à émotions" qu'on appelle "sentimentalisme") de manière administrative, donc dans l’État Civil et après, de manière graduelle, on devra finir par accepter que des gens aient recours à la G.P.A. en France car "c'est trop loin d'aller à l'étranger alors que chez eux on autorise blablabla...". Si la pratique est interdite en France, c'est pour une BONNE RAISON! 

 

 

Saisi dans deux affaires similaires, le procureur général près la Cour de cassation va recommander l'inscription à l'état civil d'enfants nés par gestation pour autrui (G.P.A.) à l'étranger. Il fixe comme condition majeure que la filiation biologique avec leur père français soit formellement établie par une expertise judiciaire. 


Ce n'est pour l'heure qu'une recommandation, mais elle pourrait mettre fin à des situations compliquées. Les affaires de reconnaissance d'enfants nés par GPA (Gestation pour autrui) à l'étranger s'accumulent en effet devant les tribunaux, pour demander leur inscription à l'état civil français. Et les décisions de justice tombent, parfois contradictoires.
Ainsi la cour d'appel de Rennes a-t-elle refusé la reconnaissance d'un enfant le 15 avril 2014, avant de l'accorder à un autre le 16 décembre. Pourtant, dans les deux cas, il s'agissait d'enfants nés tous les deux par GPA en Russie, et de pères français.



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La France déjà condamnée par la C.E.D.H.

Saisie à son tour sur ces mêmes affaires, la Cour de cassation va donc recommander la reconnaissance de ces enfants, lors de l'examen des pourvois le 19 juin prochain. Une seule condition : que la filiation biologique soit établie avec le père français.
Jusque-là, le procureur général avait rejeté les pourvois relatifs à la reconnaissance d'enfants issus de la GPA à l'étranger. Mais le haut magistrat se voit contraint de faire évoluer sa position, sous la pression notamment de la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH), qui a condamné la France en juin dernier en la matière. Pour l'institution européenne, la France a parfaitement le droit d'interdire la GPA sur son territoire, mais l'intérêt supérieur de l'enfant, même né à l'étranger, doit primer sur l'intérêt général.
Lundi encore, le parquet de Nantes a indiqué avoir fait appel d'un jugement du tribunal de grande instance. Le procureur de la République refuse, comme il y est obligé, d'inscrire à l'état civil trois enfants, nés par GPA aux Etats-Unis, en Inde et en Ukraine.

Affaire à suivre, mais nul doute que si rien n'est fait, on va devoir se faire à l'idée que les mères porteuses qui louent son ventre, c'est moralement sain et moderne! A moi on ne me la fera pas, je ne suis absolument pas prêt d'accepter une telle pratique ni reconnaître en tant qu'être humain toute personne, qu'elle soit demandeuse ou mère porteuse, impliquée dans le "cercle de la G.P.A.", pour ainsi dire, même la tique mériterait plus de respect...

Sources:


lundi 11 mai 2015

L'ISDS ou comment servir le pouvoir aux entreprises sur un plateau d'argent!

Elle est belle ma démocratie, elle est belle! Elle ne sert surtout à rien si les entreprises privées se permettent de contourner l'ensemble des lois étatiques afin de prendre le contrôle des ressources environnantes, de faire les pires cochonneries de la planète et j'en passe. Comment, en 2015, peut-on laisser des multinationales décider de la pluie et du beau temps dans les pays où ils s'implantent? Hé bien c'est simple: en les aidant à se protéger juridiquement. L'I.S.D.S est un dispositif juridique permettant aux entreprises de porter plainte contre les institutions étatiques dont les tribunaux (privés bien évidemment) sont gérés non pas par des juges impartiaux mais par des proches des entreprises concernées! Face, je gagne, pile, pile tu perds.

Ce dispositif, sensé inciter des investisseurs étrangers à s'implanter dans tel ou tel pays, est un outrage à la démocratie et n'est absolument pas pour l'intérêt de la population! Même si la "démocrassie" n'existe pas et n'a jamais existé, cette mesure, couplée avec des traités internationaux comme le traité transatlantique, va faire raquer encore plus les contribuables européens car les indemnisations versées par l'Etat sont tout simplement nos impôts! Déjà que je trouve scandaleux d'en payer encore alors qu'ils ne financent absolument pas notre système contrairement à la T.V.A., si en plus on doit payer pour permettre à Areva de faire tourner ses machines ou à B.A.S.F de polluer encore plus nos terres, je ne vois pas comment cela ne pourrait pas finir en insurrection. Quoique si: pas un mot sur les dispositifs et sur les traités, comme à l'accoutumée, et passons des débilités à la télé pour ramollir le cerveau des masses.

Sur ce, voici une petite vidéo expliquant ce qu'est l'I.S.D.S et les effets que ce dispositif pourait avoir sur nos vies, bon visionnage!




Sources: 


jeudi 30 avril 2015

Népal : Le séisme révèle un trafic d'enfants nés de mères porteuses vers Israël

Voilà ce qui arrive quand Dame Nature est contrariée! Il a fallu un séisme pour dévoiler un trafic d'enfants issus de la G.P.A. (Grossesse Pour Autrui) dans la région népalaise. Pourtant un pays sans histoires, je suis choqué d'apprendre ce trafic en plus du fait que la G.P.A. soit tolérée là-bas, à moins que ce soit dans le dos du gouvernement népalais... En revanche, je suis beaucoup moins choqué de voir que la destination de ce trafic n'est autre que l'entité sioniste colonisatrice illégitime... 

Après le Niger, les Indes, les Etats-Unis et je ne sais combien d'autres pays, encore un pays atteint par la marchandisation, le commerce de l'être humain car la G.P.A. n'est rien d'autre qu'un moyen de se payer un bébé en faisant "bosser" quelqu'un d'autre, c'est presque s'il y avait un contrat de travail entre les "demandeurs" et la mère porteuse. Ils louent le ventre d'un être humain pour leur propre plaisir, c'est affligeant d'en arriver là, n'en déplaise à Pierre Bergé qui disait ne voir aucune différence entre louer ses bras pour travailler en usine et louer son ventre pour faire un bébé à un autre couple, de la part de l'amant d'Yves-Saint-Laurent et créateur de la B.D. "Vilaine Lulu", il n'y a pas de quoi être surpris.




C’est l’exemple parfait de l’exploitation à l’échelle mondiale de la misère des unes pour le plaisir des autres, telle que la dénoncent les opposants à la GPA… Le violent séisme qui vient de ravager le Népal a levé le voile sur un trafic de nourrissons… sordide mais légal. Il y a actuellement à Katmandou 25 enfants nés de mères les ayant portés pour le compte d’Israéliens venus les récupérer au Népal, a expliqué le ministère des Affaires étrangères israélien. Ce ne sont pas moins de 52 « clients », tous israéliens, qui attendent en ce moment dans le pays meurtri par le tremblement de terre. Ils seront évacués en priorité avec leur bébé. Toutefois, des considérations médicales ou des raisons légales népalaises seraient susceptibles de retarder leur départ, ont informé les Affaires étrangères.

Des bébés sur commande

Parmi les 25 enfants concernés, 15 d’entre eux ont vu le jour sur commande de la société israélienne Tammuz. La plupart de ses clients sont des couples d’hommes homosexuels, a expliqué son responsable commercial, Roy Youldous. La loi israélienne stipule en effet que, sur son territoire, seuls les couples hétérosexuels ont le droit d’adopter des enfants nés de mères porteuses. Les homosexuels contournent donc la loi en se tournant vers la gestation pour autrui dans des pays en voie de développement, ajoute le responsable. En Israël, les prix et les procédures découragent même les couples hétérosexuels, pour qui le Népal semble être l’une des destinations privilégiées.

Des mères porteuses indiennes

Quatre des enfants destinés à être vendus sont des prématurés nécessitant des soins médicaux qu’ils risquent de ne pas trouver après le séisme, a informé le ministère des Affaires étrangères israélien. Au Népal, 80 femmes, toutes indiennes, attendent des bébés pour le compte de l’entreprise Tammuz. La loi exige en effet qu’aucune mère porteuse ne soit népalaise. Roy Youldous assure par ailleurs que chacune est suivie par un travailleur social.

Des bébés sur commande hein. Un peu comme si je passais un coup de fil à une pizzeria, sauf qu'au lieu d'une pizzeria c'est une usine à bébés où j'envoie mon bon de commande avec un chèque libellé à l'entreprise.

Sources:

samedi 11 avril 2015

Ecoutes illégales: Deux associations portent plainte contre la DGSE

Les services secrets français n'ont décidément rien à envier à la N.S.A ou la G.C.H.Q en matière d'écoutes illégales. On ne vous répétera jamais assez que c'est pour votre bien, pauvres ignorants fragiles que vous êtes! Que faut-il faire pour que le peuple réagisse enfin de manière proportionnée à ces multiples scandales d'écoute et de ramassages de données en masse? Qu'on mette en place le projet I.N.D.E.C.T.? même avec ça, le peuple français serait capable de ne rien faire à part grogner devant la télé pendant 10 minutes avant le retour des "Anges" sur NRJ 12... Il est plus facile de s'abrutir que de réfléchir maintenant. Heureusement, les associations "droits de l'hommistes" sont là pour déposer des plaintes au nom du peuple et au nom de la vie privée, même s'il n'y a plus de vie privée depuis belle lurette. Bien que je me méfie de ces organismes, je salue leur initiative mais je prédis que ces plaintes ne déboucheront sur rien car la D.G.S.E et la N.S.A. sont ultra-protégés par la justice.




ESPIONNAGE - Les services secrets français sont soupçonnés d'avoir mis en place un système d'écoutes hors de tout cadre légal...

 

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a porté plainte à Paris contre le système d'écoutes et d'interceptions des renseignements français qui fonctionne selon elle «en dehors de tout cadre légal», a-t-elle annoncé mercredi soir à l'AFP.

Cette plainte, déposée avec la Ligue des droits de l'Homme (LDH) fin décembre, s'appuie notamment sur des articles du Monde, qui affirmait en juillet 2013 que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) interceptait «la totalité des communications» en France pour les stocker «pendant des années» sans contrôle légal.

Les mails aussi concernés

«La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés - l'identifiant des appelants et des appelés, le lieu, la date, la durée, le poids du message. Même chose pour les mails (avec possibilité de lire l'objet du courrier), les SMS, les fax... Et toute l'activité internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo!...», affirmait le journal. Le Monde évoquait alors un Big Brother français, comparable au programme d'espionnage américain Prism révélé par l'ancien consultant de l'agence de renseignement américaine (NSA) Edward Snowden.

Ainsi, «des milliards de milliards de données» seraient stockées dans un supercalculateur, au siège de la DGSE à Paris, et les autres services de renseignement s'en serviraient, ajoutait Le Monde. A l'époque, Matignon avait parlé d'assertions «inexactes», rappelant que les interceptions étaient régies par la loi.

Des atteintes à la vie privée

La FIDH et la LDH pointent des délits de piratage informatique, d'atteinte à la vie privée et au secret des correspondances électroniques et visent le directeur de la DGSE et plus généralement l'ensemble des services de renseignement français.

L'annonce intervient en plein débat au Parlement sur le projet de loi sur le renseignement, qui va donner des moyens considérables aux services français, notamment d'infiltration et de surveillance grâce à des autorisations administratives, sans passer par la justice. «Il est urgent que la justice française puisse s'emparer de ces atteintes graves aux libertés individuelles», a déclaré à l'AFP Patrick Baudouin, avocat et président d'honneur de la FIDH. Avec cette nouvelle loi, «on vient nous dire +c'est vrai, tout ça était illégal, mais ça ne le sera plus parce qu'on va le légaliser+», a-t-il déploré, lançant un «cri d'alarme» contre une «véritable surveillance de masse».

La FIDH et la LDH annoncent également le dépôt d'une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, visant le programme américain Prism révélé à l'été 2013. Cette nouvelle procédure vise à obtenir la désignation de juges d'instruction face à « des atermoiements excessifs » du parquet de Paris, selon Patrick Baudouin.

A la suite d'une première plainte, le parquet avait déjà ouvert une enquête préliminaire. «Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ce système d'interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs» de plusieurs fournisseurs d'accès, indiquent la FIDH et la LDH.


Julien Sofianos
 
Sources: