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mardi 24 juin 2014

La Banque d'Angleterre nous donne raison sur la création monétaire!

A partir de maintenant, je devrais considérer mon travail comme terminé, mais en sera-t-il ainsi? Je ne suis pas sûr...Pourquoi dis-je une pareille chose? Parce que dans la vidéo que je vous partage, la Banque d'Angleterre (détenue par Rothschild à 100%) confirme ce que je dis depuis le début au sujet de la création monétaire! J'avais tout simplement exposé que l'argent créé n'était que du papier sans valeur basé sur rien du tout et qu'il suffit d'un souffle pour faire s'écrouler tout ce système basé sur l'usure et du vent. 

Si même la Maison-Mère se met à avouer ce qu'est l'argent, je ne peux rien faire de plus pour tenter de convaincre les sceptiques que les Etats, les entreprises et les ménages se font voler purement et simplement...en toute légalité!


 


La Banque centrale d’Angleterre a publié une information largement ignorée par les médias. Diagrammes à l’appui, l’article en question[i] explique les mécanismes de la création monétaire en Angleterre. Les thèmes abordés dans l’article sont repris et commentés dans une entrevue[ii] très peu consultée[iii].

L’IMPORTANCE CAPITALE DE CET ENTRETIEN

L’entrevue est effectuée dans la voûte de la Banque d’Angleterre, le modèle des banques centrales modernes[iv], incluant celles de l’Union Européenne[v], des États-Unis d’Amérique[vi] et du Canada[vii]. Les intervenants sont entourés de lingots d’or, fait assez curieux considérant que le discours tenu est totalement irréconciliable avec la notion que l’or puisse servir de monnaie d’échange. Ce qui est dit est révolutionnaire et déstabilisant, parce qu’un cadre de la Banque centrale anglaise admet clairement que :

1- les banques commerciales n’agissent pas comme intermédiaires entre déposants et emprunteurs;
2- les prêts octroyés par les banques sont faits d’argent frais créé à cet effet;
3- le mécanisme du système de réserves fractionnaires n’existe pas et les livres d’économie sont dans l’erreur;
4- lorsque la création monétaire par les banques commerciales est jugée insuffisante par la Banque d’Angleterre, elle peut en imprimer elle-même, méthode nommée assouplissement quantitatif (AQ) ou en anglais « quantitative easing ».

L’ARNAQUE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE

C’est maintenant officiel : les banques ne prêtent pas l’argent qu’elles ont en dépôts mais font l’opération inverse. Les banques créent l’argent qu’elles prêtent. Suite à une circulation dans l’économie, cet argent est déposé dans des comptes. Comme Ryland le dit si bien dans son entrevue : « Loans create deposits » (ce sont les prêts qui créent les dépôts) – voilà le mode principal de la création monétaire. Pour comprendre ce que cela implique, prenons le cas d’un ménage qui achète une maison. Le couple présente au banquier sa situation financière (revenus, dépenses, actifs, dettes) et le banquier octroie un prêt. L’argent est inventé aussitôt que les emprunteurs signent le contrat. Le vendeur de la maison dépose l’argent dans son compte, c’est la création du dépôt. L’arnaque: des intérêts sont payés durant 25 ans illégitimement, puisque l’argent qui sert à acheter la maison est créé par le bon crédit des emprunteurs et non sur un travail de la banque comme intermédiaire pour ses déposants. Pire : les « reprises de finance » sont faits sur de l’argent créé par les banques.

LE RÔLE DE LA BANQUE CENTRALE

Si les banques créent l’argent, le rôle de la Banque centrale est de fixer une limite à cette création…ou de l’augmenter. En temps normal cela est fait en déterminant le taux d’intérêt. Si l’économie est stagnante, la Banque baissera le taux. Si l’économie surchauffe, la Banque l’étouffera avec un taux plus élevé. Il n’y a donc pas de place pour la théorie du multiplicateur d’argent (les réserves fractionnaires) car ce n’est pas la quantité des réserves que la Banque centrale contrôle, mais plutôt le prix desdites réserves. Aujourd’hui, dans ce que la Banque d’Angleterre appelle la Grande récession, le prix des réserves ne peut plus baisser[viii]. La Banque centrale utilise alors un autre outil: l’assouplissement quantitatif.

L’ASSOUPLISSEMENT QUANTITATIF

Un des grands thèmes abordés lors de cette entrevue est l’assouplissement quantitatif. L’AQ implique que la Banque centrale imprime de l’argent frais (rappel : dans la méthode illustrée plus haut, ce sont les banques commerciales qui impriment l’argent). La Banque centrale achète ensuite des instruments financiers auprès des corporations non-bancaires. Prenons un scénario concret: la Banque centrale imprime de l’argent afin d’acheter des obligations gouvernementales détenues par un fonds de pension. Celui-ci possède un compte dans une banque commerciale. La Banque centrale fait un dépôt dans ce compte en échange des titres obligataires du fonds. Le fonds peut ensuite utiliser l’argent obtenu contre ses titres afin d’acheter d’autres titres tels que des actions cotées en bourse ou des obligations corporatives offrant un rendement supérieur. Les corporations qui obtiennent l’argent à travers leurs émissions de capital ou de dette peuvent ensuite acheter des équipements, payer des employés ou rembourser d’autres dettes.

L’ARNAQUE DE L’ASSOUPLISSEMENT QUANTITATIF

Il est certainement souhaitable que des entreprises fassent des investissements et paient leurs employés car cela fait tourner l’économie, mais on peut se demander pourquoi des corporations cotées en bourse ont le privilège de jouir d’argent créé par des entrées scripturales dans un ordinateur. On se demande comment il puisse être équitable que les banques jouissent d’intérêts sur de l’argent qui n’existaient pas la veille. En effet, l’argent créé par l’AQ est en transit dans le compte du fonds et cela génère des intérêts. Finalement, le travailleur est en droit de demander pourquoi  les fonds de pension se départissent de leurs placements sûrs pour acheter des titres plus risqués. La Banque centrale rend les liquidités accessibles (et les profits faciles) à tous ces intervenants, mais le citoyen ne peut ni créer de l’argent, ni jouir d’intérêts sur de l’argent fictif, ni payer ses dépenses en émettant des dettes contre de l’argent fictif. Où est la justice pour le citoyen?

LES THÉORIES DE CONSPIRATION ET LA DISSIDENCE

Le monde change, les économies se bouleversent et malin sera celui qui devinera quelle forme prendra l’argent dans le futur. Certains caressent déjà de différents fantasmes: le retour au standard or[ix], l’encouragement du troc ou des devises alternatives tel que le Bitcoin (ou le Titcoin[x]), la monnaie « fondante »[xi] et même l’établissement d’un étalon-travail[xii]. Malgré qu’ils soient souvent profanes, les dissidents cherchent des solutions car ils sont convaincus que l’argent imprimé par le système actuel est à la base d’une vaste fraude et perd continuellement sa valeur. Ils n’ont pas besoin que la mère de toutes les banques centrales leur dise autant. Par contre, le citoyen lambda n’ayant aucune patience pour les histoires du complot Rothschild ne restera pas insensible à cette réalité si elle vient d’une autorité incontestable. 

C’est précisément ce que la Banque d’Angleterre vient de lui livrer. Il lui suffira d’entendre un prêtre du grand temple de la City valider ce que les dissidents disent depuis des années: que des entreprises privées vouées au profit – les banques commerciales – impriment l’argent du pays, que les prêts ne sont pas faits à partir de dépôts en caisse et que la Banque centrale, ayant le monopole de l’argent, peut en imprimer autant qu’elle veut et quand il lui plaît. Tout le reste, Rothschild et al, est sans intérêt.

Sources:

Sources annotées:
  • [i] Publié le 14 mars 2014 : http://www.bankofengland.co.uk/publications/documents/quarterlybulletin/
  • [ii] https://www.youtube.com/watch?v=CvRAqR2pAgw 
  • [iii] En date de publication de ce billet par Le bonnet des patriotes, la vidéo sur la chaine officielle de la Banque d’Angleterre a été visionnée 52 489 fois sur YouTube. Comparer ce piètre résultat d’une source officielle pour une vidéo accessible (moins de 5 minutes) au résultat (123,863  vues) d’une harangue vieille de plusieurs décennies d’une durée de 43 minutes sur le complot Rothschild, remise en ligne sur YouTube moins de 3 mois plus tôt en décembre 2013: https://www.youtube.com/watch?v=90BZPIHyiMg.
  • [iv] La Bank of England est créée le 27 juillet 1694.
  • [v] BCE : 1e juin 1998. 
  • [vi] Federal Reserve Act : 23 décembre 1913.
  • [vii] Banque centrale du Canada : 3 juillet 1934.
  • [viii] Le taux d’intérêt est présentement 0.5%, il reste donc une marge d’un demi point de pourcentage.
  • [ix] Lire Antal Fekete, Le retour au standard or.
  • [x] http://www.lebonnetdespatriotes.net/site/Titcoin_la_prostitution_du_futur
  • [xi] Théorie intéressante de Gesell et Avigliano. Lire Ezra Pound, Le travail et l’usure.
  • [xii] Lire Francis Delaisi, La Révolution européenne.


 

lundi 16 juin 2014

Bruxelles autorisera un nouveau maïs transgénique

Rien que pour le bonheur de vos assiettes et de vos estomac déjà bien préparés à l'ingestion des pires saloperies de la planète, Bruxelles va autoriser la culture d'un nouveau maïs transgénique, le TC1507, au sein de l'Union €uropéenne. Si vraiment cette Union se souciait de la santé et de l'avenir de son peuple, elle aurait rigoureusement interdit la culture de cette abomination sortie tout droit des laboratoires des multinationales, mais comme l'Union est corrompue jusqu'aux os par les gros lobbies, il ne peut en être autrement...




« La décision a été prise, mais à ce stade je ne peux pas vous dire quand elle sera appliquée », a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion des ministres de l'Environnement de l'UE au cours de laquelle ont été approuvées de nouvelles règles pour les autorisations de culture OGM. La Commission rappelle ainsi brutalement les Etats à la réalité. Ils soutenaient en effet que cette autorisation serait retenue jusqu'à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions.

M. Borg a souligné jeudi avoir été contraint de prendre cette décision par un arrêt de la Cour de Justice de l'UE (CJUE). « La Commission n'a pas d'autre choix que d'approuver l'autorisation de culture», a-t-il insisté. La demande d'autorisation est en effet régie par les anciennes règles en vigueur dans l'UE. Elle stipulent que l'OGM est autorisé à la culture dès lors que les Etats ne sont pas parvenus à s'entendre pour l'interdire. La Commission avait été obligée de relancer le dossier du maïs TC1507 en novembre, après avoir été condamnée par la CJUE pour les retards pris dans la procédure d'autorisation, lancée en 2001 et bloquée depuis 2009 par les dissensions entre Etats.

« Nous n'avons pas beaucoup de marge. Les États le savaient quand ils ont refusé de prendre une décision et de renvoyer la balle dans le camp de la Commission », a argumenté Tonio Borg. Cinquante voix, dont les 29 de l'Allemagne et les 12 de la Belgique, ont manqué en février aux 19 pays opposés à la culture de ce maïs transgénique pour réunir la majorité qualifiée requise de 260 voix afin d'interdire la culture du TC1507. La Commission a laissé passer les élections européennes du 25 mai, mais elle ne peut plus retarder davantage la décision d'autoriser la culture. Les Etats pourront l'interdire sur leur territoire, mais leurs clauses de sauvegarde pourront être attaquées en justice.

Les nouvelles dispositions approuvées jeudi permettront désormais à un État de refuser la culture d'un OGM sur son territoire avec toutes les garanties juridiques nécessaires. Mais l'accord doit encore être avalisé par le nouveau Parlement européen élu en mai. Si un accord est trouvé, il ne le sera pas avant la fin de l'année. 


Sources:


mercredi 11 juin 2014

Réflexion: les impôts sur le revenu en France

En France, comme partout ailleurs, mais surtout dans le pays de la baguette et du béret, un bon citoyen est un citoyen qui paye ses impôts. Cela contribue à la vie en société, à construire ou moderniser de nouvelles infrastructures, à créer de l'emploi un peu partout, bref, tout un tas de raisons pour que le citoyen moyen débourse quelques centaines d'Euros par année. Encore, si les impôts sur le revenu avaient vraiment cette finalité, cet article n'aurait jamais vu le jour et je ne serai pas là pour vous exposer ma réflexion qui est la suivante: les impôts sur le revenu n'est rien d'autre qu'un des plus grands hold-up de tous les temps, et les gouvernements en sont complices! Ma réflexion prendra pour exemples deux pays avec des modèles d'imposition différents mais avec des finalités identiques: la France et les États-Unis.




"Pourquoi faire toute un article sur un sujet aussi simple ?", me demanderez-vous. Depuis assez longtemps, je dénonce les pratiques bancaires comme étant à la racine des crises et des soumissions perpétrées depuis des siècles. L'argent est le nerf de la guerre et sans fric, nous sommes impuissants, tel est le dogme du monde moderne. Qu'y a-t-il de secret dans les impôts pour que j'y attache une grande importance? Hé bien c'est tout simplement un vol légal, explications maintenant!


L'impôt sur le revenu en France


En France, l'impôt sur le revenu est relativement récent puisqu'il a été instauré en 1914, pour moderniser le système fiscal existant à cette époque, pour financer les efforts de guerre, les personnes (que l'on appellera "pigeons" ou "contribuables" selon le contexte). Rien que là, personne ne voit le souci? Non? Alors, je continue...

Cet impôt était déjà en projet dès 1871, alors que la France sortait d'une défaite contre l'Allemagne un an plus tôt. La nation germanique, en plus de récupérer l'Alsace et la Lorraine, condamnait la France à payer l'indemnité de guerre s'élevant à six milliards de francs, un pactole à l'époque. L'instauration si tardive est due aux très nombreux opposants politiques et civils, voyant cet impôt comme une abomination, surtout pour Adolphe Thiers, alors chef de l’État français. Malheureusement, le pouvoir des financiers s'est accru au fil du temps et les envies pressantes de faire payer les petites gens se faisaient plus insistantes.

Puisque la guerre est finie depuis 100 ans maintenant, pourquoi paye-t-on encore? Les impôts sur le revenu remplaçait à terme les "impôts sur les portes et fenêtres" dans les années 20, se voulant plus juste, vecteurs de suppression des inégalités économiques et sociales et je le répète, c'est plus moderne. C'est tout l'inverse qui s'est produit puisque la moitié des foyers fiscaux en France ne paient pas l'impôt sur le revenu, c'est encore le cas en 2014. 

Seulement, j'ai trouvé la vraie réponse à la question "Pourquoi paye-t-on encore?" il y a quelques mois, en faisant un énorme parallèle et aussi car j'ai pris l'option "Finances publiques" à l'oral de mon concours. Cela m'a permis de me rendre compte qu'on se fait avoir de tous les côtés possibles, explications en chiffres:

  • Dans les recettes de l’État: l'impôt sur le revenu, après abattements, exonérations et autres opérations, l'impôt sur le revenu NET en 2011 s'élevait à 50.5 Milliards d'Euros.
  • Dans les dépenses de l’État, la charge sur la dette, c'est-à-dire le paiement des intérêts seuls sur la dette publique illégitime, s'élevaient en 2011 à 45.4 Milliards d'Euros. Je ne compte pas dedans le remboursement de la dette en elle-même, ça se règle à coup d'emprunts qui engendreront de nouveaux intérêts...

Alors, vous voyez enfin où je veux en venir? Si nous arrêtions de payer la dette illégitime, que ce soit le principal où les intérêts, les impôts sur le revenu n'auraient aucune raison d'être. La différence, qui est de 5,1 Milliards d'€uros, couvrent à mon humble avis les salaires mirobolants de nos politiques (ministres, adjoints de ministre, députés, sénateurs, secrétaires d'Etat, le Président...), je pense avoir tout dit. Surtout que derrière, c'est nous qui payons la T.V.A., première recette de l’État, versée aux entreprises. Nous supportons donc, en tant que citoyen consommateur, deux impôts, qui, grâce à notre Président, ont augmenté substantiellement grâce à sa politique "socialiste" et "progressiste", il ne faut plus se voiler la face. Si les impôts augmentent, ce n'est pas pour payer les services publics qui ont tendance à fermer ou à être privatisés, c'est pour payer une dette qui ne sera de toute façon jamais remboursée, c'est mathématiquement impossible. 

Et encore, la "charge sur la dette", ce ne sont que les intérêts, quid de la dette en elle-même? Sachant qu'à la fin 2014, Hollande doit rembourser plus de 100 Milliards au titre de remboursement de la dette principale, et comme les intérêts ont depuis grimpé à 46.7 Milliards d'Euros cette année, cela fait presque 147 Milliards d'Euros à payer d'ici décembre, je commence à piger pourquoi les impôts sur le revenu et la T.V.A. ont augmenté...


Petit tour à l'étranger


Bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls à se faire racler les comptes par les banksters. Bien avant la France, l'Allemagne (années 1830) et l'Angleterre (années 1840) payaient déjà un impôt sur le revenu progressif, tout en rappelant que ces deux pays abritent encore aujourd'hui les monstres de la pire espèce: les Rothschild. En Angleterre, c'est Nathan Rothschild qui y a posé sa patte alors que son père, Mayer Amschel Rothschild, est le fondateur de la dynastie banquière né en Allemagne, on comprend bien qu'ils aient poussé les nations à instauré un hold-up financier collectif.

L'exemple le plus marquant est celui des États-Unis. C'est l'I.R.S., l'Internal Revenue Service, attaché au Département du Trésor, qui gère la collecte des impôts. Contrairement à la croyance populaire, les U.S.A. n'avaient pas de système d'impôts sur le revenu de sa création (1776) jusqu'en 1913, date de création de l'I.R.S, presque en même temps que l'impôt sur le revenu français tiens, mais simple coïncidence cette fois. 

L'I.R.S. a été mis en place pendant la présidence de Woodrow Wilson. Ce nom ne vous rappelle rien? Mais si, souvenez-vous! C'est le sot qui s'est soumis aux financiers en promulguant la "Federal Reserve Act", la loi qui a créé la F.E.D et donné à celle-ci le pouvoir de battre monnaie. En 1913, les banksters ont fait d'une pierre deux coups donc, et les intérêts de la dette américaine sont directement payés par les américains via l'impôt sur le revenu et autant dire qu'à l'I.R.S., ils ne plaisantent pas, au point de créer l'I.T.N., une division qui oblige les personnes sans numéro de sécu à payer les impôts.

Je n'invente malheureusement rien, tout part de constats, chiffres et documents à l'appui. Tout le monde sur Terre paye pour se faire soumettre, et les politiques sont naturellement complices de ces hold-up légaux! Pour qui allez-vous voter en 2017 ou plutôt, pour quel esclave de la Finance allez-vous confier les rênes de la France, qui sera bientôt une "région" du super-Etat €uropéen.

Sources:

 

vendredi 6 juin 2014

Les tabous du débarquement de Normandie

Personne ne peut y échapper tellement l'information est propagée partout. Aujourd'hui, c'est le D-Day, les 70 ans du Débarquement de Normandie, l'une des commémorations les plus sacrées de l'histoire française. Ce jour "béni" où les Américains sont venus en nombre pour libérer la France soumise au Régime de Vichy, merci l'Amérique, merci également à la F.E.D. d'avoir pu financer cette opération (ainsi que la montée du nazisme en Allemagne et une prolongation de la guerre soit dit en passant!)
Ce D-Day, comme toute partie de l'Histoire de notre beau pays, cache également des moments inavouables et tabous que nos bambins ne pourront jamais lire dans leur livre d'histoire pour classe de 3ème, pensez-vous, interdiction de dire du mal de nos chers alliés outre-atlantiques sous peine de recevoir en pleine figure des phrases types comme "tu n'as aucun respect, ton ancêtre est peut-être mort au combat blablabla...", un sentimentalisme des plus patentés en somme. Personnellement, je n'ai jamais compris cette frénésie de devoir se rappeler d'un moment de notre histoire chaque année de notre vie sachant que la majorité des gens sont comme moi: nés largement après!



«Soldats, marins et aviateurs des Forces expéditionnaires alliées! Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. (…) Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Vous apporterez la sécurité dans un monde libre. La fortune de la bataille a tourné! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire! Bonne chance!(…)  Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.» 

Message d’Eisenhower aux troupes d’assaut, le 5 juin 1944

Nous avons toujours gardé une image fabuleuse du débarquement ; Notamment, nous fûmes subjugués pour ne pas dire conditionnés par le fim culte : « Le jour le plus long » , Ce ne sont pas moins de 5 réalisateurs de nationalités différentes qui nous font découvrir le débarquement allié en Normandie du 6 juin 1944. Nous vîmes et admirâmes une  pleiade d’acteurs tout aussi mythiques les uns que les autres  Un casting de haut vol s’y associe : John Wayne, Bourvil ou encore Sean Connery, Henry Fonda , Robert Mitchum mais aussi des milliers de figurants. Certains événements de cette campagne militaire historique ont été passés sous silence. Les fils connus de l’opération Overlord. Qui se souvient par exemple que les gros ballons des parades d’un grand magasin new-yorkais ont inspiré une supercherie à l’origine de la réussite du D-Day? Les Alliés ont en effet eu l’idée de faire appel à l’entreprise Goodyear pour créer une armée en caoutchouc. Des chars et des barges gonflables devaient faire croire à un débarquement dans le Pas-de-Calais et détourner l’attention d’Hitler.» (1)

L’opération Overlord

On sait que le 6 juin 1944, ils étaient 177 Français à débarquer sur les côtes de Normandie, auprès des Alliés: un abbé, un repris de justice, un ancien légionnaire, un jeune marié, un ouvrier, un gosse de 17 ans, originaires de la métropole, de la Tunisie, de l’Algérie ou de Madagascar. Recrutés en Grande-Bretagne au début de la guerre, ils ont été entraînés à la dure en Ecosse avant de porter fièrement le béret vert du commando Kieffer.
«Aujourd’hui, 70 ans après, l’opération Overlord reste la campagne militaire la plus héroïque de l’histoire. Retour sur des aspects méconnus du débarquement. C’est la phase d’assaut de l’opération Overlord qui vise à créer une tête de pont alliée de grande échelle dans le nord-ouest de l’Europe et l’ouverture d’un nouveau front à l’Ouest. Une fois les plages prises, l’opération se poursuit par la jonction des forces de débarquement et l’établissement d’une tête de pont sur la côte normande puis l’acheminement d’hommes et de matériels supplémentaires. L’opération cesse officiellement le 30 juin 1944. La flotte d’invasion était composée de 6939 navires (1213 navires de guerre, 4126 navires de transport et 1600 navires de soutien dont de nombreux navires marchands) provenant de huit marines différentes. (2)
La mise en place de cette énorme flotte s’effectua dans tous les ports de la côte sud de l’Angleterre, de Plymouth jusqu’à Newhaven.» (2)287.000 personnes embarquées à bord des navires alliés le Jour J dont 177 – Nombre de soldats du commando français Kieffer ayant débarqué sur Sword Beach. 200.000 obstacles de plage installés par les Allemands le long du Mur de l’Atlantique, 200.000 véhicules alliés de toutes sortes débarqués en Normandie le 6 juin 1944 à minuit. 11.590 appareils alliés (chasseurs, bombardiers, transport, reconnaissance et planeurs), 10.395 tonnes de bombes alliées larguées sur la Normandie toute la journée du 6 juin 1944, 9 500 – Nombre d’avions alliés d’attaque et d’appui en vol le Jour J.

7616 tonnes de bombes alliées larguées sur la Normandie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944,11.085 missions effectuées par les forces aériennes alliées le 6 juin 1944. 10.750 sorties (aller-retour) de l’aviation alliée pendant les 24 heures du jour J. Nombre de sorties de la Luftwaffe (armée de l’air allemande) le 6 juin 1944». (2) Plusieurs milliers de morts sont aussi à compter parmi les civils.(2)

Opération Torch

Deux ans plus tôt l’opération Torch vit le débarquement des Alliés principalement en Afrique du Nord (Algérie). Les effectifs mobilisés furent moins importants Ce sont principalement des Français d’Alger sous la conduite de José Aboulker qui permirent pour une part importante l’opération de débarquement Opération Torch est le nom de code donné au débarquement des Alliés le 8 novembre 1942. La prise d’Alger se fait en un jour grâce à la Résistance française, alors qu’à Oran et au Maroc, les généraux du régime de Vichy accueillent les Alliés à coups de canon, tout en livrant la Tunisie aux Allemands sans aucune résistance, Si les Alliés réussissaient à y repousser les troupes de l’Afrikakorps de Rommel, l’Afrique du Nord permettrait ensuite de disposer d’une plate-forme pour un projet plus ambitieux qui concernerait l’Europe méridionale». (3)

L’opération qui comprenait 107.000 hommes s’effectua sur 200 bâtiments de guerre et 110 navires de transport. Elle se divisait en trois groupes ayant pour mission d’établir neuf têtes de pont sur près de 1500 km de côte. (…) Le 8 novembre 1942 à l’aube, les premiers vaisseaux de l’Opération Torch abordèrent les plages d’Afrique du Nord. Après une longue préparation, et en exécution d’accords passés secrètement à la conférence de Cherchell le 23 octobre 1942 entre la résistance algéroise et le commandement allié, 400 résistants français, dont les deux tiers étaient des Juifs ont neutralisé le 8 novembre 1942, les batteries côtières de Sidi-Ferruch et le 19e corps d’armée française d’Alger pendant une quinzaine d’heures. (…) Les diplomates et généraux américains ont eu tendance à omettre ou à minorer le rôle de la Résistance pieds noirs dans leurs relations ultérieures de l’opération Torch.» (3)

L’apport « réel » de la résistance lors du débarquement : Un tabou ?

Nous avons vu que les commandos du Commando Kieffer, des Français qui ont fait le débarquement, étaient composé de 177 volontaires sur un total de plus de 200.000 Américains, canadiens anglais et de plusieurs pays du Commonwealth. La doxa officielle  a toujours présenté la “Résistance” comme étant la cheville ouvrière de la réussite du débarquement. Qu’en est-il de l’apport de la résistance (Forces françaises de l’Intérieur)?.

Dans la publication suivante, nous verrons que l’apport est beaucoup plus discret que l’histoire officielle ne l’a présenté. Nous lisons: «Le mythe des maquisards qui auraient joué un rôle très important dans la victoire des Alliés a la vie dure. Dans son ouvrage: «La Résistance expliquée à mes petits-enfants», La résistante Lucie Aubrac déclare: «Dans cette prison qu’était devenue la France, la Résistance a renseigné efficacement les Alliés, a contribué avec peu d’armes à vaincre l’occupant, a libéré seule une partie de notre pays, a aidé les Alliés sur le sol français, a poursuivi avec eux l’armée allemande jusqu’à sa totale défaite, a débarrassé la Patrie du régime de collaboration» (…) Dans son livre intitulé: Les F.T.P.,l’ancien commandant en chef des Francs-Tireurs et Partisans français, Charles Tillon, va même plus loin: il attribue la réussite du Débarquement aux FFI qui, dans les premières heures du 6 juin 1944, auraient apporté à l’opération des moyens… deux fois supérieurs à ceux des Alliés. Sa démonstration vaut la peine d’être exposée. L’auteur s’appuie tout d’abord sur une note du QG allié en 1944 selon laquelle la force des FFI «représentait l’équivalent en hommes de quinze divisions» (…)» (4)
 «L’auteur «oublie» toutefois: -que les premières vagues d’assaut anglo-américaines n’étaient pas seules; elles reçurent l’appui décisif de la marine et de l’aviation qui pilonnèrent-que les «quinze divisions» FFI étaient non seulement peu armées, L. Aubrac avoue que la Résistance avait «peu d’armes» mais surtout, qu’elles n’étaient pas regroupées en Normandie pour attaquer Les forces allemandes présentes sur les lieux. Dans l’ouvrage d’Eisenhower, le satisfecit décerné à la Résistance arrive au seizième chapitre: Eh bien, dans ces 74 pages, seules… onze lignes sont consacrées à l’appui que pourrait fournir la Résistance. Et voici ce que D. Eisenhower écrit: «Notre plan reposait sur l’appoint considérable que nous escomptions de la part des mouvements des maquis en France. On savait qu’ils étaient particulièrement nombreux en Bretagne, et dans les montagnes et les collines proches de la côte méditerranéenne. [...] Nous désirions particulièrement que, le Jour J, le général De Gaulle s’adressât avec moi par radio à la population française afin qu’elle ne se soulève pas et ne s’expose pas à des sacrifices inutiles qui n’avaient pas encore d’intérêt mais qu’elle se réservât pour le moment où nous lui demanderions son appui.» C’est net: pour débarquer, les Anglo-américains n’avaient nullement besoin de l’aide de la Résistance. Ils n’en voulaient pas. Ils considéraient que ce serait des «sacrifices inutiles». Les actions de harcèlement n’ont nullement pesé sur le cours des opérations.» (4)
A l’occasion du soixantième anniversaire du Débarquement, la question suivante a été posée à Jean Vanwelkenhuyzen, un historien de référence: «La résistance a-t-elle vraiment représenté un appoint pour les armées régulières?» Il a répondu: «Il y a une légende dorée française qui a été une manière de gommer la défaite de 1940. Les maquis locaux ont pu fournir des renseignements qui échappaient à la reconnaissance aérienne et aussi jouer un rôle dans certains combats. Mais dire que cela a changé les opérations, non».» (4)

Les « dépassements » des GI: un  autre vieux tabou

Un autre tabou « honteux » est la chape de plomb concernant les exactions sexuelles des GI’S autorisés à user et à abuser de leur position de sauveurs pour s’en prendre aux Françaises. Grégoire Kauffmann rapporte les écrits d’un ouvrage à ce propos: «Pour les GI, le Débarquement fut aussi un terrain dangereux d’aventures. Une historienne américaine s’attaque sans nuances au mythe du libérateur. De nombreux boys sont persuadés de la frivolité des Françaises. Le haut commandement US a voulu «vendre» le Débarquement comme une aventure érotique, seul moyen de galvaniser les soldats envoyés sous les orages d’acier d’Utah et Omaha Beach ».(5)
Une fois désinhibée, la libido des GI sera impossible à contenir. Le contraste entre l’indigence française et l’opulence yankee favorise toutes les combines (…) Par crainte des maladies vénériennes, les autorités américaines tenteront vainement d’encadrer le chaos. L’état-major fait des exemples en ordonnant la pendaison publique de soldats noirs accusés de viols – boucs émissaires d’une armée fondée sur la ségrégation raciale. Face à ce tsunami sexuel, une douloureuse «crise de la masculinité» s’empare du mâle français… L’historienne écorne singulièrement la geste héroïque du libérateur accueilli sous les vivats d’un peuple reconnaissant. Le recours péremptoire à la métaphore érotique, le mépris des nuances handicapent la démonstration, qui n’en décrypte pas moins l’un des derniers tabous de la Seconde Guerre.» (5)
De Gaulle tenu à l’écart du débarquement

Après la débâcle de mai-juin 40, l’armistice acceptée par le maréchal Pétain, réfugié en Angleterre dès le 17 juin 1940, De Gaulle lance sur les ondes de la radio britannique, la BBC, un appel à la Résistance le 18 juin 1940. Cela lui vaut le surnom de l’«homme du 18 juin». Rapidement avec le soutien de Winston Churchill, il fonde, à Londres, le Comité de la France libre. En juillet 1940, ils sont environ 7000. Les Alliés ont délibérément exclu De Gaulle qui n’a été informé que la veille du plan de débarquement. Ils l’ont écarté des opérations du 6 juin. De Gaulle, arrivé en Normandie le 14 juin, réussit pourtant à transformer cette humiliation en victoire politique. (6)

Tout a commencé  comme nous l’avons  écrit plutôt avec l’opération «Torch», le débarquement anglo-saxon, Une opération amphibie réussie militairement, qui débouche sur un véritable imbroglio politique: l’amiral Darlan, l’un des acteurs de la collaboration d’État, devient haut-commissaire en Afrique, avec l’assentiment des militaires américains et de Roosevelt. Les Américains imposent alors le général Henri Guiraud, et les conflits entre De Gaulle et Guiraud ne tardèrent pas à naître. L’amiral Darlan fut éliminé.

Pourtant, à force d’opiniâtreté et d’indépendance, le 3 juin 1944, De Gaulle se légitimise graduellement malgré ses alliés Le Comité français de la Libération nationale (Cfln) que présidait le général De Gaulle devint Gouvernement provisoire de la République française (Gprf). Les Alliés anglo-saxons considéraient en effet, que, dans l’attente d’assurances démocratiques sur la représentativité du gouvernement, le rétablissement de la loi et de l’ordre dans la France libérée devrait se faire sous la supervision du général Eisenhower. Avec la création du Gprf s’ouvrait donc une période de fortes tensions qui ne prendraient fin qu’avec l’installation à Paris du gouvernement provisoire français, à la fin de l’été. Ces tensions connurent leur acmé dans les jours qui précédèrent le débarquement en Normandie. Tenu à l’écart par les Alliés de la préparation du débarquement, De Gaulle fut invité par Churchill à rejoindre Londres. Parvenu dans la capitale anglaise le 3 juin en fin de journée, il rencontra Churchill puis Eisenhower le 4. Les rencontres se passèrent très mal, De Gaulle refusant toute idée d’administration provisoire de la France par les Alliés. (…) L’opposition aux velléités alliées de prendre provisoirement les commandes en France est donc frontale. (7)

Les principaux acteurs du Jour J en Normandie

Eisenhower, Bradley, Montgomery, Churchill et De Gaulle pour les Alliés, Rommel et von Rundstedt pour les Allemands: même sans être tous en Normandie, ce 6 juin 1944, tous ont été les grandes figures du Jour J. Winston Churchill lancera son fameux appel: «Je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur» pour un seul objectif: «la victoire, la victoire à tout prix». Charles de Gaulle tente de maintenir la France dans la guerre afin d’assurer sa présence parmi les vainqueurs. Mais il est tenu à l’écart par les Alliés de la préparation du débarquement. Début juin 1944, il refuse toute idée d’administration provisoire de la France par les Alliés. Il fait son entrée en France le 14 juin. «Depuis plusieurs jours, j’étais prêt à ce voyage. Mais les Alliés ne s’empressaient pas de me le faciliter»». (8)

Le triomphe du mythe de la libération américaine de l’Europe

Il est curieux de constater comment les médias épousant les thèses des pouvoirs peuvent changer du tout au tout. Ainsi, à titre d’exemple concernant le rôle de l’armée rouge vainqueur de Stalingrad, la première rentrée à Berlin, nous lisons: «En juin 2004, lors du 60e anniversaire du «débarquement allié» en Normandie, à la question «Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne» l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945: soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57%. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe «occidentale» pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’Urss, il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des «Alliés» sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs (9)…

La diabolisation de la Russie surtout avec l’affaire ukrainienne  ne  doit jamais nous faire oublier qu’il y eut plus de 25 millions de morts parmi les Russes, que la bataille de Stalingrad a marqué un tournant dans le conflit et que l’Allemagne après la débâcle de Von Paulus ,ne put jamais relever la tête.  Les médias et les pouvoirs occidentaux  devraient en toute objectivité que sans l’URSS, la guerre ne serait pas gagnée.

Enfin, l’impérialisme américano-britannique a tout fait pour marginaliser de Gaulle et aboutir à un protectorat sur la France. On comprend alors la position de  Gaulle qui avait une haute  idée de la France, de se retirer par la suite,  de l’OTAN, d’affermir la dimension nucléaire de la France quitte à saccager le Sahara avec une douzaine d’essais tout aussi catastrophiques les uns que les autres. Il se trouve encore des gens qui pensent que le gaz de schiste exploité par l’ancienne puissance – not in my back yard, pas chez elle-, n’abîmera pas une seconde fois, le Sahara cette fois-ci à Dieu ne plaise,  d’une façon irréversible car il aura touché au meilleur viatique : l’eau. Mais ceci est une autre histoire.
 
Professeur Chems Eddine Chitour

  • 2.Opération Overlord: Encyclopédie Wikipédia
  • 3.Opération Torch: «Encyclopédie Wikipédia
  • 5.Grégoire Kauffmann Amours… la face cachée du Débarquement L’Express 03/06/2014
  • 6.Jean-Pierre Azéma 6 juin 1944: Opération overlord – 01/05/2004  htpp//histoire.presse.fr 
Sources:

mardi 3 juin 2014

Le Grand Traité Transatlantique expliqué...

Toujours dans la quête de la gouvernance mondiale, pressé par le puissant lobbying exercé par les multinationales (j'entends par là Monsanto, McDonald's, Big Pharma, et autres géants industriels responsables de millions de morts...), l'Union €uropéenne et les États-Unis d'Amérique, qui sont les exemples en matière de "démocrassie", de "libertés", complotent dans notre dos pour mettre en place toujours plus de lois et de directives pour forcer le peuple à suivre le diktat des industries qui, sur une pyramide hiérarchique, sont déjà bien au dessus des États eux-mêmes. Je vous rappelle ici ce qu'est le traité transatlantique, sujet déjà évoqué sur mon site.



Le TAFTA, kézako ?

Derrière le TAFTA, on retrouve l’idée tenace de mettre en place une zone de libre échange transatlantique. Déjà après la chute du mur de Berlin, la poussière n’était pas encore retombée que les États-Unis et les États européens signaient déjà une première « résolution transatlantique ». Mais le TAFTA irait bien plus loin, puisqu’il prévoit une véritable zone de libre échange total pour le commerce et les investissements entre les USA et l’UE. En gros, on veut demander aux États de se plier aux normes créées par et pour les multinationales, de l’ultra-libéralisme total.

Cela nous concerne-t-il tous ?

Ce Traité ne concerne pas uniquement les politiciens et les chefs d'entreprise. Aujourd’hui, l’économie réunit tous les domaines de la société et cet accord mettrait dans la balance notre sécurité alimentaire, notre politique concernant l’écologie, l’énergie, la santé, la culture, l’emploi et la sécurité sociale, le secteur public en général, la liberté du web etc. Pour faire bref, il pourrait transformer le modèle « social » français en celui des États-Unis, vous savez, ce pays modèle dans lequel plus de 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté…

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Faut-il dire NON au TAFTA ?

TAFTA veut harmoniser les normes existant aux États-Unis et en Europe. A priori, dans un monde honnête et juste, rien d'alarmant... Par exemple, pour notre sécurité alimentaire, l’UE interdit certains produits car les OGM qu’ils contiennent ne respectent pas certaines normes. TAFTA pourrait permettre d'harmoniser cette décision partout dans le respect des consommateurs citoyens. Mais non, c'est l'inverse qui risque de se produire.

On le saurait si les accords commerciaux se préoccupaient de notre santé. C’est bien le commerce qui doit être favorisé par le Traité.

Accepter ce Traité, c’est ouvrir les portes à un cheval de Troie dépossédant les « élus » de leurs capacités à poser des garde-fous aux désirs cupides des multinationales. Et donc de voir les OGM débarquer dans nos assiettes en toute légalité et sans aucun recours citoyen possible !

Les « élus » pourront-ils freiner le TAFTA ?

Cet accord garantit des conditions de commerce optimales dans toute la zone du monde dit « occidental ». Qui dit conditions de commerce optimales dit que tout État qui tentera de s’élever contre une décision d’une multinationale devra répondre de ses actes devant un Tribunal international indépendant. Qui dit indépendant des États dit non démocratique. Ces tribunaux, au nom du sacro-saint commerce, donneront donc naturellement raison aux multinationales et à leurs velléités face au désir des États de protéger leurs citoyens. Nos élus ne pourront pas freiner le TAFTA une fois celui-ci mis en place.

Les entreprises porteront plainte dès qu’elles jugeront qu’un État, par ses lois et règles, porte atteinte à ses profits réels ou espérés.

tribunal tafta 

S’il y a de quoi s’indigner, ce genre de pratiques existe déjà : le cigarettier Phillip Morris a attaqué l’Uruguay et l’Australie à cause de leur législation anti tabac, une société américaine a attaqué le Canada parce que le pays refuse l’extraction du gaz de Schiste, plusieurs pays européens ont attaqué l’Égypte parce que le pays à augmenté le salaire minimum… (vive la mondialisation économique !)

Demain avec le TAFTA, l’Europe dira bonjour aux médicaments testés on ne sait comment aux États-Unis, aux OGM, à l’exploitation du gaz de Schiste, au poulet chloré, au bœuf aux hormones, au porc à la ractopamine etc. En revanche, elle pourra dire adieu au salaire minimum, à la neutralité du net, à la sécurité sociale, à l’exception culturelle etc.

Le TAFTA retirerait le peu de souveraineté politique qui restait au peuple. Cette souveraineté ira toute entière aux plus gros groupes économiques du monde. Le rêve !

Pourquoi vouloir du TAFTA ? L’arnaque du CEPR

Après avoir lu tout cela, vous devez vous demander pourquoi nos chers élus veulent de ce Traité puisqu’il a l’air si mauvais ? Voilà pourquoi.

Selon un rapport du CERP, le Traité provoquera un essor économique en Europe et permettra à tous les ménages de gagner la bagatelle de 500€/an en plus à partir de 2029 ! Mais comme je sais que vous êtes intelligents vous devez vous dire : Oui, mais d’ici 15 ans avec l’augmentation du coût de la vie, ces 500€ ne vaudront plus grand chose ! Et puis attendre 15 ans, pour ça, la belle affaire ! Et vous avez raison.

L’arnaque va beaucoup plus loin, car savez-vous qui a dirigé l’étude du CERP (Center of Economic Research Policy) ? C’est Guillermo de la Dehesa, un conseiller de la magnifique banque Goldman Sachs, entouré entre autres d’un conseiller d’un laboratoire pharmaceutique et d’un ancien dirigeant de Coca-Cola. D’autres puissantes multinationales poussent en faveur de la validation du TAFTA : Walt Disney, Michelin, Nestlé, Unilever, la Warner, Microsoft etc.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, on retrouve aussi dans les ardents défenseurs du TAFTA Michael Taylor, ex vice-président de la multinationale à boycotter, Monsanto. Il s’exprime désormais au nom de la FDA, Food and Drug Association.
Ce monde tourne à l’envers non et j’ai mal à la tête, pas vous ?

Voyez au grand jour le visage de ce que l’on appelle la « démocratie occidentale » : un traité opaque dont les médias ne parlent pas sciemment et dont les citoyens n’ont pas connaissance, soutenu par les plus grosses entreprises du monde, pourrait venir supplanter les souverainetés étatiques afin de porter l’ultra-libéralisme à son paroxysme. Injustice total(itair)e !

Conclusion

Le TAFTA sera LE moyen LEGAL pour les lobbies et autres groupes d’influence de faire valider en Europe toutes les « saletés » qu’ils ont cherché à faire passer sans succès depuis une quinzaine d’années. Il est encore temps d’empêcher ce désastre et cette future tyrannie des multinationales sur les États et les peuples.

Soyez-en sûrs, une fois mis en action d'ici fin 2015 ce Traité sera indestructible. Alors il faut agir, et maintenant ! Faites tourner le message !
 
NB : Voici les différents noms utilisés pour faire référence au Traité transatlantique (pour mieux tromper l'ennemi - le peuple -, la meilleure technique est de lui faire ignorer jusqu'au nom de ce qu'il veut combattre !

TAFTA - Transatlantic Free Trade Area  TTIP - Transatlantic Trade and Investment Partnership GMT - Grand Marché Transatlantique APT - Accord de Partenariat Transatlantique PTCI - Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement.

 Sources: