Traduction

dimanche 23 mars 2014

Une "usine à bébés" va voir le jour en Inde

Encore une fois, la Modernité et le Progrès veulent que tout ce qui est né ou produit sur Terre se vend. Avec le "Mariage pour tous", on débat sur la démocratisation, ou plutôt la normalisation de deux autres pratiques médicales dont une qui me sort par les yeux: la P.M.A. (Procréation Médicalement Assistée) et la G.P.A. (Gestation Pour Autrui). 
Si la P.M.A. ne me dérange pas dans la mesure où elle est pratiquée en cas de dernier recours par les couples n'arrivant pas à avoir d'enfant, la G.P.A. ne doit même pas faire l'objet d'un débat: elle ne doit même pas exister sur Terre! Cela me rappelle ce que disait Pierre Bergé: "Louer son ventre pour avoir un enfant ou ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence?", les vraies féministes auraient dû intervenir et ce mec mis au gnouf, mais nada, car le paradigme actuel tolère ce genre de propos car "tout se vend, tout ce loue". mais si en France, il n'est pas encore question de G.P.A., en Inde, c'est une toute autre histoire...




Autorisée depuis 2002 en Inde, la gestation pour autrui est devenue une gigantesque industrie et attire de plus en plus de convoitises.

La gestation pour autrui et le recours aux mères porteuses sont encore beaucoup discutés en France, mais certains pays du monde sont déjà passés à la vitesse supérieure. En Inde, une immense clinique est en train de sortir de terre à Anand, dans la province du Gurajat, sous l’impulsion de Nayna Patel, une femme médecin, spécialiste de la fécondation in vitro, formée à Singapour, en Angleterre et en Corée du Sud. L’établissement abritera des centaines de mères porteuses qui aideront des couples occidentaux infertiles à concevoir un enfant.

Selon B.B.C. news, le marché indien de la gestation pour autrui est estimé à plus d’un milliard de dollars par an, dans un pays où un tiers de la population vit avec moins de 0,6 dollar par jour. Pour porter un enfant, une femme pourra espérer toucher jusqu’à 8000 dollars.

Interrogée par la B.B.C., Ashok, le mari de l’une de ces mères porteuses, se réjouit de pouvoir acheter une maison avec l’argent gagné : "Mes parents seront heureux que leur fils et sa femme aient réussi à construire une maison. Notre statut social va s’améliorer, ce sera une bonne chose".

Le médecin reçoit énormément de demandes, et a établi des critères de sélection stricts. "Les femmes doivent avoir moins de 45 ans, être en bonne santé et avoir déjà eu au moins un enfant, pour éviter qu’elles ne s’attachent au bébé" explique-t-elle dans un reportage de la National Geographic Channel.
Nayna Patel demande tout de même 28 000 dollars aux parents souhaitant concevoir un enfant, une marge plus que confortable mais toujours inférieure aux tarifs pratiqués aux Etats-Unis.

Contre les critiques qui l’accusent d’exploiter la pauvreté et le corps de ces femmes, le médecin se défend : "Ces femmes réalisent un travail physique et elles sont rémunérées pour cela. Elles savent qu’on n’obtient rien sans peine. Font-elles quelque chose de mal ? Ont-elles tué quelqu’un ? (…) Commettent-elles un acte immoral ? Non. Que font-elles ? Elles font une bonne action en offrant un bébé à quelqu’un."

Depuis le début du projet, Nayna Patel aurait déjà accompagné la naissance de plus de 500 bébés. Les couples viennent de partout : Angleterre, Allemagne, Canada, et beaucoup des Etats-Unis, occultant les dérives du système par le bonheur d’être enfin parents.

"Vous ne savez pas ce que c’est de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Vous ne savez pas ce que c’est de ne pas pouvoir… s’occuper d’une famille. Ensemble (avec la mère porteuse), nous nous sommes offert l’opportunité de commencer une vie que nous n’arrivions pas à construire seule." expliquait il y a quelques années l’une de ces mères américaines dans le célèbre programme d’Oprah Winfrey.

Mais voir de riches étrangers payer des Indiennes pauvres pour avoir un enfant soulève des questions éthiques chez beaucoup d’Indiens. Interrogée par l’Express, l’association pour le droit des femmes All India Democratic Women’s s’inquiète de "la pratique même de la gestation pour autrui dans un pays où les femmes n’ont pas de ressources financières".

Après l’interdiction du recours aux mères porteuses pour les célibataires et couples gays en début d’année, le gouvernement indien pourrait de nouveau opérer des régulations dans les mois à venir.

Quoi de plus normal après tout, ces femmes qui procréent pour ramasser un peu d'argent, c'est plutôt représentatif de la société actuelle, je n'ai qu'une chose à dire: damned! 


Sources:


vendredi 14 mars 2014

Jardiner autrement: concevoir un jardin en permaculture

Parce qu'il n'y a pas que des horreurs et des produits chimiques dans le monde. Outre Monsanto qui essaie de nous exterminer à coups d'O.G.M. imposés dans nos assiettes, outre McDo qui empoisonne ses clients avec un amas d'additifs alimentaires tous aussi dangereux les uns que les autres, il y a des façons plus "saines" de se nourrir. Avec la mondialisation et la démocratisation de la malbouffe, on finit par oublier qu'il est possible, avec nos mains et une certaine habileté, de produire soi-même sa nourriture, dans le respect  de l'environnement et des être vivants. Voici quelques vidéos explicatives sur la "permaculture". 






"Gné?", c'est ce que se diront la plupart des gens qui liront cet article, la permaculture est, je cite Wikipédia, un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant...) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu'en d'autres ressources utiles, tout en laissant à la nature "sauvage" le plus de place possible. 

Ne vous souciez pas des éventuelles "sanctions" qui peuvent vous tomber dessus car vous n'utilisez pas de pesticides homologuées par les autorités qui savent tout, il ne vous arrivera rien. Le paradigme actuel a tendance à marginaliser les personnes qui prennent de plus en plus la voie de l'auto-gestion et de la débrouillardise sans passer par la case "supermarché" ou "banque". Sur ce, bon visionnage ;)


Partie 1
 


Partie 2


                                                                        Partie 3



Sources:

mardi 4 mars 2014

Des chercheurs néerlandais ont mis au point le DelFly Explorer, un insecte-drone

Dans la catégorie des technologies pouvant servir les intérêts des élites désireux de garder un œil sur tout ce qui se passe: je demande l’insecte-drone! Comme si nous n'en avions pas assez avec les drones militaires étasuniens, les néerlandais se sont aussi plongés dans l'univers de l'infiniment petit pour voir comment peut-on observer et espionner chaque centimètre carré de la planète sans que l'on s'en rende compte.





Il y a quelques années, la Darpa (Defense Advanced Research Project Agency), l’agence de recherche & développement du Pentagone, avant lancé le projet Hi-MEMS (Hybrid Insect Micro-mechanical systems), lequel consistait à incorporer des capteurs électroniques dans l’organisme d’insectes. L’idée était de pouvoir disposer d’un nouveau moyen de renseignement quasiment indétectable.

A à l’Université technique de Delft, aux Pays-Bas, les chercheurs ont adopté une tout autre approche en mettant au point le DelFly Explorer, un robot ayant l’apparence d’une libéllule mais doté de deux caméras miniatures à basse résolutiono pouvant reproduire la vision humaine en 3D. En clair, il s’agit d’un “insecte-drone”.

C’est “le plus petit drone au monde qui peut battre des ailes pour voler et éviter les obstacles de manière indépendante”, a expliqué Guido de Croon, l’un des chercheurs. Et cela grâce à un ordinateur de bord qui analyse les images des caméras et les traite selon un algorithme particulier.
D’une envergure de 28 centimètres et d’une masse de seulement 20 grammes, le DelFly Explorer, fruit de 9 ans de travail, vole grâce à ses deux ailes qui battent l’air très rapidement, comme les libéllules. Doté d’une batterie au lithium polymère, il a une autonomie de 9 minutes.

Pour le moment, les concepteurs du DelFly Explorer imaginent surtout des applications civiles. Mais ses capacités ont de quoi aussi intéresser les militaires et les forces de sécurité. Par exemple, ce drone-insecte pourrait très bien servir à vérifier la présence de combattants adverses dans une maison ou un immeuble une ou bien encore à obtenir des renseignements en cas de prise d’otages, étant donné qu’il est capable de s’infiltrer dans des endroits clos ou difficiles d’accès.

Et s'il y'en avait déjà perchés à votre fenêtre sans que vous le sachiez? Bon, dans ma région, voir des libellules n'est pas courant, mais sait-on jamais...


Sources: