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jeudi 30 janvier 2014

Le faux féminisme des FEMEN selon Nicolas Bourgoin

Mensonges, propagande, violence et délits. Ces quatre mots résument parfaitement les activités soi-disant "féministes" de ces charmantes (ou pas...) dames que sont les FEMEN. Nicolas Bourgoin, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté et également auteur, nous délivre son analyse sur ces militantes aux procédés plus qu'inacceptables pour une société qui prône la "civilisation" et la "modernité". Ah oui, j'oubliais, c'est si moderne de faire de qu'elles font.




J'avais déjà parlé dans un précédent article des FEMEN, décrites comme étant le summum de la dégradation de l'image de la femme. Les prochains éléments que j'apporterai me donneront raison, n'en déplaisent aux éventuels détracteurs. Voici une liste détaillée des méfaits de ces catins dont l'imbécilité n'est plus à démontrer:

L'une des co-fondatrices, Inna Shevchenko, a tronçonné une croix christique en Ukraine. Inutile de dire qu'elle est actuellement recherchée par les autorités du pays. Elle a actuellement le statut le réfugiée politique en France auprès de l'OFPRA. Mieux encore: elle et son mouvement "FEMEN" sont financés par le milliardaire américano-hongrois George Soros, ce qui explique comment elle a pu recruter une masse de FEMEN françaises et comment elle a pu obtenir des locaux plutôt immenses qui servent de QG et de centres d'entraînement...J'ai presque l'impression de parler d'une armée ou d'une milice privée là.

Trois activistes FEMEN, déguisées en soubrette, se rendent en 2011 devant le domicile de Dominique Strauss-Kahn au moment de l'affaire Sofitel. Elles dégradent ainsi le devant de la porte et se dénudent devant le domicile en guise de protestation. Bon, DSK est un porc multi-récidiviste, ce n'est plus à démontrer, mais là il s'agit d'atteinte à la pudeur et de trouble à l'ordre public, non-punies bien évidemment. On va me dire "Oui, mais DSK mériterait plus, elles ne font rien par rapport à lui", sauf que DSK aurait PU être puni, et assez gravement par la plainte au civil, si Nafissatou Diallo aurait été jusqu'au bout, parce qu'elle n'a pas exigé l'application totale de la Justice, mais a préféré grappiller les 6 millions de $ de dommages et intérêts. Elle avait le droit de les exiger, attention! Mais elle avait le DEVOIR de permettre à ce pervers sexuel d'être enfermé à vie dans un local où il ne nuirait plus à personne. Au lieu de ça, il nous donne des leçons d'économie, elle est belle la vie!

Une horde d'activistes de FEMEN-France, fichent le bazar lors des manifestations anti-mariage gay, du moins celles organisées par l'institut Civitas. Je ne cesserai jamais de dire qu'il a été idiot de sortir les enfants pour manifester, surtout ceux en bas âge! Si la manifestation Civitas était déclarée et donc légale, l'irruption des FEMEN, presque nues, ne l'était pas. Elles étaient recouvertes d'inscriptions plus que blasphématoires (je cite "In gay we trust", "Fuck God", "Fuck religion", etc.), et aspergeaient les manifestants à l'aide d'extincteurs portant la mention "See the sperm, the Holy sperm", évidemment ces images seront coupées lors de la diffusion de la manifestation par les médias mainstream. Si elles seront logiquement repousées par les forces de l'ordre, elles iront jusqu'à se plaindre de violences, plaintes accentuées par l'intervention de la journaliste polémiste et menteuse récidiviste Caroline Fourest, qui clamera haut et fort avoir été passée à tabac avec les activistes (elle le répète inlassablement, mais un mensonge répété 100 fois devient vérité...), il s'agissait évidemment d'un énième mensonge, mais soutenu par des ministres comme Najat Vallaud-Belkacem et cécile Duflot, respectivement ministre du gen...des Droits des Femmes et Ministre du Logement.

Les multiples profanations de lieux de culte, et de toutes les manières possibles et imaginables. Étrangement, seules les églises catholiques et les mosquées sont visées par ces militantes (pour ne pas dire miliciennes). A quoi a-t-on eu droit? Excréments dans les églises, imitations d'accouchement en urinant par terre, dégradations des biens...Je rappelle que ces lieux ne sont aucunement financés par l'Etat ou par le contribuable, ce sont des lieux saints financés essentiellement par les dons. Elles prétendent critiquer la manière dont les femmes sont traitées dans la religion musulmane (encore des personnes qui n'ont pas lu le Coran). Réponse à cela: le mouvement "Muslim Women Against Femen" ("Femmes musulmanes contre les Femen") est créé en avril 2013 par des étudiantes de Birmingham qui considèrent à juste titre que les Femen sont islamophobes et impérialistes. Ce groupe lancera notamment une campagne sur Internet, avec comme slogan "Muslimah Pride" ("Fière d’être musulmane"), contre les féministes qui manifestent seins nus. Ces débâcles conduiront une ancienne activiste tunisienne à démissionner du mouvement, heureuse initiative.

En 2010, six activistes issues du mouvement FEMEN manifestent contre la venue du Président de la Fédération Russe, Vladimir Poutine, en Ukraine, le mouvement féministe dénonçant le chef d'Etat de trop s'ingérer dans l'ancien pays soviétique. Elles crient "Ukraïna ne Alina!" (L'Ukraine n'est pas Alina), en référence à la gymnaste Alina Kabaeva, dépeinte comme étant une maîtresse de Poutine, la rumeur ayant été démentie plus tard. Cela n'a pas empêché plus tard au Président de la Russie d'établir des accords commerciaux avec l'Ukraine, peut-être pour empêcher le pays de tomber entre les mains de la dangereuse Union €uropéenne.

Le patriarche de Moscou, Cyrille Ier, en visite en Ukraine, avait essuyé une agression d'une militante FEMEN en topless, portant l'inscription "Kill Kirill" (Tuer Cyrille) dans le dos. Elle accuse notamment le religieux d'accroître l'influence de la Russie sur le pays "natal" du mouvement FEMEN. Des armes seront retrouvées dans le local des militantes (gné?), et il n'y a aucun doute à avoir sur leur soutien à l'entrée de l'Ukraine dans l'U€ ainsi qu'au coup d'Etat qui se prépare actuellement.

En parlant de coup d'Etat en Ukraine, le dernier coup en date des activistes a été d'uriner sur la photo du Président ukrainien actuel, Viktor Ianoukovitch, devant l'ambassade d'Ukraine à Paris. Il est si facile pour elles d'officier en France, vu qu'elles sont protégées, à l'image du salut nazi pas inversé du tout perpétré par Inna Shevchencko herself et deux autres de ses "congénères, qu'elles fassent ça en Allemagne, ça leur fera tout drôle. Si le commun des mortels dont je fais partie ose faire ce salut (qui, à la base, est romain, pas nazi), il faut s'attendre à une pluie de poursuites de la part de la LICRA, de SOS-Racisme, du CRIF, voire même une circulaire doublée d'un Conseil d'Etat en 2 heures chrono en main par Manuel Valls.

Alors dans tout ça, je me pose une question: où est le féminisme là-dedans? Ce n'est rien d'autre qu'une suite d'attentats, dont les manières, peu orthodoxes, auraient dû être condamnables mille fois. La vraie lutte pour l'égalité hommes/femmes est masquée complètement par ces folles alliées qui auraient leur place dans des cellules à méditer sur leurs actes. En attendant, elles dorment bien au chaud dans des locaux gentiment cédés par l'Etat.


Sources:



dimanche 26 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois de Décembre

Voici les révélations de ce mois d'hiver pauvre en neige mais riche en dossiers. Encore une fois, les services de renseignements de différents pays seront à l'honneur, pas le temps de fêter Noël pour Edward Snowden.




Mois de Décembre

  • 4 Décembre: Le journal américain "Washington Post" révèle que la N.S.A. est capable de collecter des informations de géolocalisation de centaines de millions de téléphones portables. Le journal précise que la N.S.A. stockerait des informations sur des centaines de millions d'appareils et enregistrerait près de 5 milliards de données de localisation par jour, depuis une dizaine d'installations ou de programmes d'écoute dans le monde.
  • Le lendemain, le 5 Décembre: un journal italien "L'Espresso" (what else?) en collaboration avec le quotidien "La Repubblica" dévoile des opérations d'espionnage de l'Italie par la N.S.A. L'article précise que le Special Collection Service, le service mis en place conjointement entre la N.S.A. et la C.I.A., disposait de deux sites en Italie, à Rome et Milan. Par ailleurs, selon un document fourni par Snowden, la N.S.A. a espionné l'ambassade italienne à Washington, à l'aide de deux différents programmes d'espionnage : "Lifesaver" pour la copie intégrale des disques durs et "Highlands" pour la récupération d'informations par le biais de chevaux de Troie.
  • 9 Décembre: Trois journaux américains révèlent que la N.S.A., conjointement avec la G.C.H.Q., espionnent la plateforme de jeu en ligne de Xbox-One ainsi que le M.M.O.R.P.G. World of Warcraft. De quoi ravir les millions de gamers!
  • Le 9 Décembre toujours: la C.B.C., radio canadienne, dévoile l'étendue de la coopération entre la N.S.A. et le C.S.T.C. Une note confidentielle révèle que le Canada, qui a formé une alliance avec les États-Unis durant la seconde Guerre mondiale en matière de renseignements, a signé un accord "CANUSA" en 1946 et ensuite un accord plus étendu d'échange d'information 40 ans plus tard. Cette note révèle également que le Canada a mis en place et exploite des postes d'espionnage dans une vingtaine de pays à la demande de la N.S.A., que du personnel du C.S.T.C. est stationné en permanence dans une installation de la N.S.A. dans le Maryland et qu'une forte collaboration est en place entre les deux agences en terme de technologie de chiffrement, d'équipements et de projets. On s'en doutait déjà quand on sait qu'ils sont tous deux membre du FiveEyes.
  • Le 10 Décembre: le "Washington Post" révèle que les cookies utilisés par des entreprises à des fins publicitaires sont également une bonne source d'informations pour la N.S.A. et d'autres agences. Une diapositive dévoilée montre que le G.C.H.Q. a utilisé un cookie spécifique de Google appelé "PREFID" pour identifier des cibles et réaliser des cyberattaques. Une autre présentation montre que la N.S.A. fait un usage important de l'information produite à des fins publicitaires; l'application "HAPPYFOOT" permet ainsi d'intercepter le trafic des applications mobiles pour géolocaliser un téléphone. Mangez du gâteau!
  • 11 Décembre: "Sveriges Television" révèle que l'agence de renseignements suédois, le F.R.A., a engagé des cyber-opérations avec la N.S.A. et le G.C.H.Q., de ce fait, l'agence du pays de Zlatan a accès au programme "X-Keyscore".
  • Le 13 Décembre: le "Washington Post" pointe du doigt le fait que la N.S.A. est capable d'écouter les conversations téléphoniques G.S.M (2G). Malgré le chiffrement de ces conversations entre le terminal et la station de base, l'agence américaine peut tout lire à la volée. Mais l'algorithme A5/1 est connu pour être faible.
  • Le 17 Décembre: direction la Norvège où le quotidien norvégien "Dagbladet" révèle que le service de renseignement extérieur norvégien, le F.E.T, collabore avec la N.S.A. pour recueillir ou échanger du renseignement liées aux activités russes. Un document de la N.S.A. fourni par Snowden dévoile que ce service norvégien fournit à la N.S.A. des informations sur la péninsule de Kola, et plus généralement sur la politique de la Russie, ses ressources naturelles et sa politique énergétique.
  • Le 18 Décembre: ce même quotidien norvégien dévoile les étapes-clés de la collaboration entre le F.E.T. et la N.S.A.
  • Le 20 Décembre: le "New York Times", le "Guardian" et "Der Spiegel" dévoilent conjointement, après une analyse commune, une liste de cibles de la N.S.A. et du G.C.H.Q. entre 2008 et 2011. Ces agences espionnaient principalement les communications téléphoniques, les e-mails et les SMS, 60 pays étaient alors concernés. Parmi lesdites cibles, on retrouve: Total, Thalès, Médecins du Monde, le gouvernement allemand et quelques agences de l'ONU comme l'Unicef, l'O.M.S., l'U.N.I.D.I.R et le P.N.U.D. Et parmi les personnalités physiques, on retrouve le commissaire européen à la concurrence Joaquin Almunia en charge d'examiner les situations monopolistiques comme Google ou Microsoft, le premier ministre israélien Ehoud Olmert et son ministre de la défense Ehoud Barak en 2009, et un ambassadeur français. Rien que ça!
  • Le 29 Décembre: "Der Spiegel" révèle de nouvelles données concernant la branche de cyber-espionnage de la N.S.A., la T.A.O. (Tailored Access Operations). Au milieu des années 2000, cette équipe a réussi à avoir accès à 258 cibles dans 89 pays ; en 2010, elle a mené 279 opérations dans le monde entier. Cette équipe a notamment mis en œuvre des opérations de cyber espionnage contre des cibles au Moyen-Orient, à Cuba, au Venezuela et en Colombie, mais aussi contre le Secrétariat de la Sécurité publique du Mexique. Un document top-secret daté du révèle que cette équipe a infiltré un site internet du consortium gestionnaire du câble sous-marin de télécommunications en fibres optiques SEA-ME-WE 4 qui relie l'Asie et l'Océanie à l'Europe en passant par le Moyen-Orient et ainsi accéder à une partie de la cartographie confidentielle.
  • Encore le 29 Décembre: Un autre article du journal allemand révèle un catalogue interne de 50 pages de l'unité A.N.T. de la N.S.A. qui décrit de nombreuses techniques et outils que l'agence utilise pour compromettre les systèmes en 2008. Sont notamment cités des spywares comme "FEEDTROUGH", qui infecte le matériel Juniper et permet à la N.S.A. d'installer d'autres programmes en parallèle des mises à jour logicielles habituelles, ou d'autres qui mettent en cause les BIOS du matériel fourni par Western Digital, Seagate, Maxtor et Samsung. Le catalogue semble indiquer qu'aucune de ces entreprises ne fournit volontairement un accès à son matériel, mais qu'au contraire la N.S.A. exploite des failles de sécurité gardées secrètes, et développe en permanence de nouveaux outils pour chaque matériel. A l'insu de leur plein gré qu'ils disent...

Et voilà, l'année 2013 finit sur une bonne quantité de révélations toutes aussi ahurissantes les unes que les autres. Mais 2014 sera tout aussi chargé, j'en suis sûr, mais en attendant de pouvoir vous les partager, je ferme ce chapitre sur les révélations d'Edward Snowden, et j'espère avoir satisfait votre curiosité. 


Sources:

mercredi 22 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois de Novembre

C'est bientôt la fin de l'année et je pense qu'en quelques jours, vous aurez compris que tous les pays vous mentent effrontément et vous espionnent nuit et jour. A l'instant où j'écris ces lignes, je suis quasiment sûr que des dizaines d'agences visionnent mes activités en cours. Mais qu'importe?





Mois de Novembre


  • Le 2 Novembre: Le "New York Times" dévoile une ribambelle de documents montrant que la N.S.A. y met du sien pour espionner ses ennemis, mais également ses "alliés". La liste 2007 des missions stratégiques de la N.S.A. montre le large périmètre des activités de l'agence, comme la surveillance des groupes terroristes ou le programme nucléaire iranien, mais aussi l'espionnage de la diplomatie ou des politiques économiques de pays « alliés ». Ce document montre aussi que ses amis frenchies sont les plus surveillés... : espionnage industriel des technologiques émergentes françaises, politique étrangère de la France, capacités de cyber-espionnage français, capacités d'espionnage et de contre-espionnage français. C'est toujours illégal le camembert aux States?
  • Le 2 Novembre: "The Guardian" détaille l'évolution de la N.S.A., surtout depuis les attentats du WTC. Le journal indique que l'agence est est celle qui a connu le meilleur développement depuis cette date, la guerre contre le terrorisme occupant ainsi 35% des ressources de celle-ci. Le journal rappelle les principales localisations des équipes aux États-Unis (bases en Géorgie, dans l'Utah, le Texas, Hawaï, le Colorado et Fort Meade, Royaume-Uni, Australie et Japon) mais aussi dans 80 ambassades américaines, comme dit précédemment. Le journal dévoile la liste des principaux pays partenaires de la N.S.A., outre le Five Eyes, il y a aussi le Nine Eyes, etc...
  • Le 11 Novembre: Le magazine "Der Spiegel" révèle que la N.S.A. et la G.C.H.Q. ont espionné l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (l'O.P.E.P.). La N.S.A. a infiltré le réseau informatique de l'O.P.E.P. depuis 2008, et a notamment espionné le représentant de l'Arabie Saoudite et a fourni de nombreux documents sensibles à la C.I.A., au Département d'État des États-Unis et au Département de l'Énergie des États-Unis. De son côté, le G.C.H.Q. a utilisé la technologie "Quantum Insert" pour pirater les postes de travail de 9 collaborateurs et a pu ainsi accéder à deux serveurs de documents confidentiels.
  • Ce même 11 Novembre: "Der Spiegel" ajoute que la G.C.H.Q. a réussi à infiltrer le réseau de l'entreprise d’État Belgacom grâce au procédé "Quantum insert" et l'utilisation de fausses pages LinkedIn ou Slashdots. Comfone et Starhome Mach, deux entreprises en télécom suisses, ont également été espionnées via cette technique.
  • Le 17 Novembre: "Der Spiegel" encore révèle via un document fourni par Snowden que la G.C.H.Q. a espionné pendant plusieurs années des diplomates étrangers. le procédé était simple: quand un diplomate réservait une chambre d'hôtel, le service de renseignements était prévenu et pouvait agir avant l'arrivée même du diplomate.
  • Le 19 Novembre: Un quotidien norvégien révèle que la N.S.A. a espionné 33 millions d'appels téléphoniques au sein du pays scandinave en un mois. Ce qui correspondrait à 10% des appels téléphoniques du pays, d'après le programme "Boundless Informant".
  • Le 20 Novembre: "The Guardian" et la chaîne de télévision "Channel 4" dévoilent l'accord secret passé entre la N.S.A. et la G.C.H.Q. permettant la collecte de données des citoyens britanniques cette fois.
  • Le 22 Novembre: "Le New York Yimes" détaille le plan stratégique 2012-2016 de la N.S.A. qui souhaite maintenir sa position dominante dans la collecte de renseignements. La note de synthèse de 5 pages de la N.S.A. intitulée et publiée par le journal américain, offre un aperçu de la vision, de la mission et des valeurs de la N.S.A.. Le document souligne "l’inadéquation des lois américaines avec les besoins de l'agence de conduire un travail de large surveillance", pour ne pas dire "se plaindre". Comme si la N.S.A. avait attendu d'avoir émis cette note avant de contourner les lois fédérales et internationales.
  • Le 23 Novembre: Un quotidien néerlandais révèle deux choses: premièrement, que pendant 22 ans, la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège et la R.F.A. furent espionnés par les Etats-Unis après la Seconde Guerre Mondiale. Dernièrement, une carte qui détaille les zones géographiques où la N.S.A. a recours au cyber-espionnage: Amérique centrale, nord de l'Amérique du Sud, Afrique de l'est et Asie.
  • Le 27 Novembre: "The Huffington Post", un autre journal US, révèle que la N.S.A. a mis en place un programme de collecte de données relatives à la pornographie afin de discréditer certaines "cibles". Pourtant, aucune de ces cibles n'étaient accusées de terrorisme, mais elles étaient accusées de propagation de messages à caractère radical.
  • Le même jour: la C.B.C. révèle que le Canada a aidé la N.S.A. à mieux espionner le sommet du G20 de Toronto de 2010 via sa propre agence de renseignements: la C.S.T.C., membre du FiveEyes.
  •  Le 27 Novembre encore: le "Washington Post" suggère, via des documents fournis par Snowden, que la N.S.A. accède aux données des utilisateurs de clients des solutions de messagerie dans le cloud computing de Microsoft,mais sans apporter de preuve définitive.
  • Le 29 Novembre: "Le Monde" met en évidence les rapports étroits entre la D.G.S.E, les services secrets français, la N.S.A. et la G.C.H.Q., misère de misère...
  • Le 30 Novembre: le quotidien néerlandais "NRC Handelsblad" décrit une opération de cyber-espionnage du service de renseignements des Pays-Bas, l'A.I.V.D. Cette opération, dévoilée à travers une note du 14 février 2013 de la N.S.A., avait pour but de s'emparer des bases de données des utilisateurs de forums de discussion a priori liés à The Onion Router (TOR).

La N.S.A. et la G.C.H.Q travaillent beaucoup, même si de nouveaux antagonistes font des entrées un peu plus discrètes. Après tout, le secret est à la base du complot.

A suivre pour le mois de Décembre...

Sources:

 

samedi 18 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois d'Octobre

On a eu le droit à du très très lourd au mois de Septembre, autant quantitativement que qualitativement, le magazine "Der Spiegel" étant le plus gros révélateur de secrets en temps normal jalousement gardés. Edward Snowden se montrera de plus en plus insistant au cours du mois d'Octobre, comme je vais vous le montrer.




Mois d'Octobre

  • 4 Octobre: D'après "The Guardian" et Bruce Schneier, expert en sécurité informatique, la N.S.A. et la G.C.H.Q. ont déployé un réseau secret de serveurs sur Internet, le projet portait le nom de "Quantum". Cé réseau permettait d'intercepter les requêtes HTTP envoyées par des "cibles", et bien entendu, il aura fallu le concours de F.A.I. qui ont permis aux agences d'avoir leurs serveurs dans des points "stratégiques" du réseau. Un autre réseau secret, le projet "FoxAcid", permet quant à lui d'injecter des logiciels malveillants dans ces mêmes requêtes afin de les implanter sur les machines "cibles" à l'insu des utilisateurs, c'est la fameuse technique du "man-in-the-middle" décrite dans un précédent article. Par ailleurs, on apprend via "The Guardian" que le réseau Tor, meilleur outils d'anonymisation selon la N.S.A. et financé par le Département de Défense des US, a été espionné par ce qu'on appelle les Five Eyes (N.S.A., G.C.H.Q, D.S.D. (Australie), C.S.T.C. (Canada) et G.C.S.B. (Nouvelle-Zélande)).
  • 6 Octobre: La chaîne de télévision brésilienne "Globo" dévoile à tout le monde qu'une série d'espionnage économique perpétrée par l'un des membres du Five Eyes: le C.S.T.C, le service de renseignements électronique canadien. Un document top secret destiné uniquement aux analystes des Five Eyes mentionne que les communications entrantes et sortantes du ministères ont été espionnées via le programme "Olympia". Comme par hasard, trois des quatre plus grosses entreprises minières mondiales sont canadiennes, allez savoir...
  • 15 Octobre: le "Washington Post" révèle que la N.S.A. a collecté des millions de listes de contacts via les messageries instantanées ou électroniques de presque toutes les plateformes possibles, comme Facebook, Yahoo, Google, Outlook, etc.
  • 17 Octobre: Le Post confirme que la N.S.A. est impliquée dans les attaques de drones de la C.I.A. Les documents secrets fournis par l'ex-agent de la C.I.A. le journal indique que la surveillance numérique effectuée par la N.S.A. a permis de retrouver la trace d'un responsable d'Al-Qaïda, Hassan Ghul, tué plus tard lors d'une attaque de drones au Pakistan. Cette surveillance a été faite par la division T.A.O. qui a utilisé deux techniques vues précédemment: le "Man-in-the-middle" et le programme "Quantum Insert".
  •  20 Octobre: "Der Spiegel", on ne le présente plus, révèle a son tour que la messagerie du président du Mexique, Felipe Calderon, a été espionnée par la N.S.A., en plus de quelques collaborateurs du Secrétariat de la Sécurité Publique du Mexique. Cette opération d'espionnage portait le nom de code "Whitetamale" et a été perpétrée parla division spécialiste en la matière de la N.S.A., la T.A.O. ainsi que par le service conjoint entre la C.I.A et la N.S.A. (Special Collection Service) qui opère depuis l'ambassade américaine à Mexico pour espionner les conversations téléphoniques ainsi que les SMS sur le réseau mobile mexicain.
  • Le 21 Octobre: Le journal français "Le Monde" en collaboration avec le journaliste Gleen Greenwald, révèle l'ampleur de l'espionnage faite par la N.S.A. en France, bien après la révélation de "Der Spiegel" qui n'avait suscité aucune indignation de nos chers politiques. Par ailleurs, le journal français révèle que « quand certains numéros de téléphone sont utilisés dans l'Hexagone, ils activent un signal qui déclenche automatiquement l'enregistrement de certaines conversations. Cette surveillance récupère également les SMS et leur contenu en fonction de mots-clés. Et de manière systématique, la N.S.A. conserve l'historique des connexions de chaque cible ». Le journal indique ne pas avoir d'indication sur l'installation qui est à la source de la communication quotidienne de ces données à la N.S.A. ; cette source pourrait être un opérateur de télécommunications travaillant en France de part la typologie des métadonnées collectées.Enfin, l'article indique que les "cibles" de cette surveillance sont principalement des personnes liées aux activités terroristes, ainsi que les personnes liées au monde des affaires, à la politique ainsi qu'à l'administration française. "Le Monde" publie aussi des diapositives montrant le fonctionnement du programme P.R.I.S.M. qui prouvent que la N.S.A. capte bien en temps réel les données collectées ensuite par la N.S.A.
  • Le 22 Octobre: Ce même quotidien français indique les méthodes utilisées par la N.S.A. pour surveiller la diplomatie en France. D'après des documents fournis par Snowden, les méthodes sont très nombreuses: logiciels espions, surveillance des imprimante, copie des disques durs...), tout est bon pour espionner les diplomates français. Un autre document secret dévoilé par "Le Monde" montre aussi que les données obtenues par l'espionnage des ambassades françaises à l'ONU et Washington ont pu jouer un rôle majeur lors du vote des sanctions contre l'Iran.
  • Le 24 Octobre: "The Guardian" révèle que la N.S.A. a surveillé 35 leaders mondiaux. Un mémo de la N.S.A., confidentiel et gracieusement fourni par Snowden, est une demande faite à de hauts fonctionnaires par exemple de la Maison-Blanche, du Pentagone ou du Département d'Etat, pour qu'ils fournissent à l'agence leurs carnets d'adresses afin de classer les personnalités politiques et militaires dans une liste de personnes à surveiller.
  • Le 25 Octobre: "Le Monde" publie une note interne secrète de la N.S.A. qui évoque une opération de cyber-espionnage subie par la France en mai 2012, date de l'élection du Gouvern...euh, Président de la République. Cette note fait savoir que la France soupçonne la N.S.A., alors que toutes les agences des US et du Royaume-Uni démentent totalement être à l'origine de cette attaque, mais l'auteur de la note fait sous-entendre qu'Israël pourrait en être l'instigateur.
  • Le 26 Octobre: "Der Spiegel" révèle que le téléphone portable de la Chancelière allemande et reine de la compétitivité Angela Merkel est espionné depuis 2002. Le magazine ajoute que des équipes du Special Collection Service existent dans environ 80 ambassades ou consulats à travers le monde, dont 19 en Europe notamment à Paris, Madrid ou même Rome.
  • Le 26 Octobre encore: Un journal allemand, le "Süddeutsche Zeitung", révèle que la France, Israël et l'Italie auraient signé des accords de coopération et d'échange d'informations de manière systématique  avec les Five Eyes, nous y sommes enfin! Ces accords sont désignés par différents noms de code selon le pays signataire ("Lustre" pour la France, "Sardine" pour l'Italie et "Ruffle" pour l'entité sioniste).
  • Le 30 Octobre: Le "Washington Post" confirme que la N.S.A. n'en a rien à faire des lois et des accords. le journal montre comment, sur la base des documents fournis par Snowden, l'agence américaine et la G.C.H.Q., décidément son partenaire préféré de jeu, font pour intercepter les données privées des utilisateurs Yahoo! et Google. Sous le nom de code "Muscular", les deux agences infiltrent les réseaux informatiques internes des deux géants du Web en "écoutant" tout ce qui transite entre les deux différents centres pour mieux récolter. Où est l'illégalité? Vu que chacun de ces centres se situe sur deux continents différents, le FISA Amendments Act de 2008 qui est aussi imposé à l'agence est violée.

Encore une fois, Edward Snowden nous gâte et notre faim est loin d'être assouvie.

A suivre pour le mois de Novembre...

Sources:

mercredi 15 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois de Septembre

Les vacances sont terminées, le commun des mortels rentrent de la plage ou du séjour en montagne pour reprendre leur train-train quotidien, mais c'est sans compter sur Edward Snowden qui, après avoir balancé du lourd pour le mois d'Août, récidive en envoyant une rafale de révélations pour ce mois de Septembre 2013. C'est chargé, très chargé!







Septembre 2013


  • 1er Septembre: Trois documents de la N.S.A. fournis par Snowden sont mis en évidence. Le premier indique que l'agence a réussi à infiltrer le réseau du Quai d'Orsay, reliant Paris à ses ambassades et consulats pourtant protégés par VPN (Réseau Privé Virtuel). En effet, la France est une cible privilégiée pour la N.S.A. qui se paye même le culot d'espionner le ministère des affaires étrangères, dirigé par l'homme au sang contaminé doublé d'un va t'en guerre: Laurent Fabius. Le second montre que la N.S.A. a espionné les communications des représentants français aux Nations-Unies et également l'ambassade française à New-York grâce à des micros, ces deux plans d'espionnages ont eu respectivement pour noms "Opération Blackfoot" et "Opération Wabash". Le dernier document révèle que les renseignements américains s'intéressent de très près à la politique étrangère française, surtout en matière d'industrie militaire et de stabilité économique.
  • 1er Septembre encore: La chaîne qatarienne Al-Jazeera et le service de réservation en ligne de la compagnie aérienne nationale russe "Aeroflot" ont été, d'après Der Spiegel, espionnés.
  • 1er Septembre toujours: Un journaliste, Glenn Greenwald, révèle que la N.S.A. a espionné les e-mails du futur président mexicain, Enrique Peña Nieto. D'après un document fourni par Snowden, le journaliste précise que la N.S.A. cherchait à "avoir une meilleure compréhension des méthodes de communications et des interlocuteurs" de la présidente brésilienne et de ses collaborateurs.
  • 2 Septembre: Le quotidien américain "Washington Post" révèle que le gouvernement américain suspecte des personnes issues d'organisations terroristes, tel Al-Qaïda, Hezbollah ou le Hamas, voire de services de renseignements étrangers, d'avoir infiltré les gentilles agences américaines comme la C.I.A. Depuis le temps que le gouvernement étasunien rêvait de surveiller les employées de leur propre service de renseignement, l'affaire Snowden a permis à la N.S.A. de pouvoir enquêter sur au moins 4.000 employés en possession d'une habilitation de sécurité, notamment à l'aide d'analyses des frappes de clavier sur les ordinateurs du travail (à l'aide de keyloggers certainement), de l'accès aux bases de données confidentielles ou au téléchargement de documents sensibles.
  • 5 Septembre: Trois médias américains révèlent que la N.S.A. et le G.C.H.Q sont capables de déchiffrer quasiment l'ensemble des systèmes de chiffrement des communications sur Internet, pourtant utilisés par des centaines de millions d'internautes chaque jour. "Bullrun" est le nom du programme secret de la N.S.A. permettant le décodage de ce système, "Edgehill" est le nom de son équivalent britannique de la G.C.H.Q. Les trois médias expliquent que les méthodes utilisées par les agences de renseignement anglo-saxonnes incluent des mesures pour s'assurer le contrôle sur l'établissement de normes américaines et internationales de chiffrement , la collaboration avec des sociétés technologiques pour intégrer des portes dérobées dans leurs solutions de chiffrement (logiciels ou puces électroniques) et avec des F.A.I. pour récupérer des certificats de chiffrement, ainsi que l'utilisation de supercalculateurs pour casser le chiffrement avec la technique dite de "force brute", voire des cyberattaques ou l'espionnage des sociétés pour leur voler leurs clés numériques. Le Guardian et le New York indiquent que les agences ont déployé beaucoup d'efforts sur les principaux protocoles ou technologies utilisés sur internet (HTTPS/SSL, VPN) ou la 4G pour la téléphonie mobile afin d'être capable d'intercepter et de déchiffrer en temps réel une quantité gigantesque de données circulant tous les jours sur le réseau. Les solutions de chiffrement et les communications liées à Hotmail, Yahoo, Facebook et surtout Google font l'objet d'analyses approfondies. Plusieurs experts supposent que la NSA exploite principalement des failles identifiées dans l'implémentation des logiciels de chiffrement.
  • 7 Septembre: Le quotidien allemand "Der Spigel" révèle que la N.S.A. et la G.C.H.Q. sont capables d'espionner les smartphones, comme les iPhones, les BlackBerry, et ceux dotés d'Android (Google je rappelle). Les données concernées sont principalement les SMS, les listes de contact, les notes et les coordonnées GPS. 
  • 9 Septembre: Deux révélations sont faites par le journaliste Gleen Greenwald. Premièrement, la N.S.A. aurait réalisé des opérations d'espionnage économique en espionnant le groupe pétrolier de l'Etat brésilien, Petrobras. Dernièrement, la N.S.A. aurait également espionné, en France, le réseau du Ministère des Affaires étrangères, des banques ainsi que les réseaux de Google et le réseau interbancaire S.W.I.F.T.
  • 9 Septembre bis: Der Spiegel révèle l'existence du partenariat "Projet 6", élaboré conjointement entre les deux services des renseignements allemands B.N.D. et B.f.V. et la C.I.A. Ce partenariat, qui dura de 2005 à 2010, visait à échanger des informations sur des personnes, même les citoyens allemands, qui seraient liées à Al-Qaïda.
  • 11 Septembre: Date anniversaire des attentats commandités par les US eux-mêmes sur le W.T.C., le Guadian révèle que la N.S.A. partage une partie de ses données avec l'entité sioniste colonisatrice Israël. Le protocole de collaboration entre la N.S.A. et son équivalent israélien précise qu'Israël est le destinataire de certains signaux S.I.G.I.N.T. (des interceptions de données brutes telles que des conversations téléphoniques, fax, télex, métadonnées, contenus...) fournies par les États-Unis. Cependant, d'après cet accord, Israël doit supprimer toute donnée concernant les activités du gouvernement américain, sans aucune garantie cependant qu'elles seront effectivement effacées. Seulement, le journal américain ne précise pas le but de ce partage ainsi que la source de ces données envoyées par la N.S.A. Un autre document fourni par Snowden révèle que la France espionne le Département de Défense des États-Unis, celui qui a créé en laboratoire le virus du S.I.D.A. 
  • 15 Septembre: Der Spiegel révèle que la N.S.A. espionne les paiements internationaux, les transactions bancaires et les opérations faites avec la carte bancaire. Ces opérations d'espionnage sont réalisées à l'aide du service dédié "Follow The Money". Ces données sont ensuite stockées dans une base de données nommée "Tracfin". Toujours dans le thème de la banque, le magazine allemand indique que le réseau VISA est aussi espionné, notamment en Europe, Afrique et Moyen-Orient. Et pour finir, certaines transactions interbancaires issues du réseau S.W.I.F.T. sont récupérées par la T.A.O., division de la N.S.A. spécialisée dans le cyber-espionnage.
  • 16 Septembre: Ce même magazine allemand confirme bien la grande ampleur de l'espionnage de la N.S.A. sur le secteur bancaire. La fameuse base de données "Tracfin", dont celles-ci sont conservées au minimum pendant 5 ans, regorgent d'informations issues du réseau de cartes bancaires MasterCard et des transactions Bitcoins, en plus des réseaux VISA et SWIFT. Une autre opération, nommée "Dishfire", aurait permis à la N.S.A. d'avoir accès aux transactions réalisées par carte de plus de 70 banques, dont certaines localisées en Grèce, en Espagne et en Italie, pays de l'U€ les plus touchés par "la crise". Les données proviendraient également des messages de confirmation SMS envoyés par les établissements bancaires à leur client, comme par exemple le Crédit Mutuel. Par ailleurs, les analystes de la N.S.A. auraient aussi pénétré le réseau chiffré d'un grand opérateur de réseau financier au Moyen-Orient ainsi que ses filiales. Enfin, on apprend que la N.S.A. et le Département du Trésor des États-Unis ont collaboré lors de ce programme d'espionnage massif du secteur financier, l'agence mettant à disposition du département certain de ses analystes.
  • Le 20 Septembre: Der Spiegel révèle que la G.C.H.Q aurait espionné l'opérateur national belge Belgacom, qui a pour clients la Commission €uropéenne, le Conseil €uropéen et le Parlement €uropéen. Cette opération d'espionnage a pu se faire à l'aide de trojans nommés "Quantum Insert" insérés dans le réseau interne de l'entreprise belge. Les objectifs de cette opération visaient la filiale "BICS" de Belgacom, le premier étant de surveiller efficacement les smartphones des cibles grâce à une technique appelée "Man-in-the-middle: le second était de mieux comprendre le fonctionnement de la technologie G.I.X. (interconnexion entre opérateurs de télécommunications). La révélation de cette affaire d'espionnage britannique intervient 4 jours après que le quotidien belge De Standaard ait dévoilé que Belgacom avait déposé une plainte à la suite de la découverte d'une intrusion digitale sur son réseau, la N.S.A. avait entre autres été accusée.
  • Les 23 et 24 Septembre: Le journal indien "The Hindu" rappelle que l'Inde est le 5ème pays le plus surveillé par la N.S.A., notamment à travers le programmes X-Keyscore et P.R.I.S.M. Par ailleurs, le journaliste Gleen Greenwald indique que P.R.I.S.M. est utilisé pour surveiller les intérêts géopolitiques et économiques du pays hindou, surtout ceux liés au nucléaire, à l'aérospatiale et à la politique.
  • Le 25 Septembre: Ce même journal indien révèle que la N.S.A. a espionné la mission permanente indienne à l'O.N.U. ainsi que l'ambassade de l'Inde à Washington. Selon des documents fournis par Snowden, l'agence américaine a utilisé 4 techniques d'espionnage électronique: "Lifesaver" pour la copie intégrale des disques durs, "Highlands" pour la récupération d'informations depuis des trojans, "Vagrant" pour les copies d'écran et "Magnetic" pour la collecte de signaux numériques. La totale!
  • Le 28 Septembre: Le "New York Times" révèle que la N.S.A. a réalisé une vaste série de profilages criminels des citoyens du monde, américains compris. Sont évidemment visées en priorité les personnes liées au terrorisme, au trafic d'armes, de drogue ou à la cybercriminalité, ou bien encore des hommes politiques, des hommes d'affaires ou des activistes non américains. Les analystes de la N.S.A. pourraient générer un profil détaillé d'une personne avec notamment ses activités sociales, ses affiliations religieuses ou politiques. Les profils pourraient en effet être enrichis de nombreux types de données (numéro de téléphone, adresses mails, IP...); Ces données peuvent être issues de données bancaires, d'assurances, de données de services de géolocalisation comme TomTom, de réseaux sociaux comme Facebook, de factures, de données de voyage, d'inscription sur les listes électorales et bien plus encore! De plus, les connexions entre une personne et ses contacts peuvent ainsi être visualisées sous forme de cartes. Les données peuvent provenir des multiples bases de données de la N.S.A., mais aussi de sources publiques comme Google. Soit je débloque ou soit la N.S.A. a mis en place une sorte de projet INDECT bien avant qu'on en parle en France.
  • Le 30 Septembre: The Guardian dévoile l'existence de la base de données "Marina", qui contiendrait des données comme l'historique de navigation des utilisateurs, les e-mails, le détail de chaque connexion et même quelques mots de passe de connexion. Cette base de donnée appartient évidemment à la N.S.A. pour ne pas changer.
Ce mois fut extrêmement chargé en révélations. On voit bien que tout le monde espionne tout le monde, jusque dans les comptes bancaires des gens ou dans l'historique de navigation de citoyens lambda. N'importe qui peut devenir un criminel potentiel sans le savoir, il suffit d'avoir des envies de révolution et la N.S.A. et compagnie vous cataloguera dans une catégorie adéquate. Et 2013 est loin d'être terminée, il y a encore beaucoup à voir!

A suivre pour le mois d'Octobre... 


Sources:

lundi 13 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois d'Août

Nous continuons donc avec les révélations d'Edward Snowden sur les différents systèmes d'écoutes installés à travers le monde. Dans cette troisième partie de la chronologie, la quantité de révélations est bien plus importante que le mois de Juillet, mais la gravité de ces actes est telle qu'on devrait se révolter et punir les gens qui sont derrière ces écoutes (suivez mon regard...)




Mois d'Août

  • Le 2 Août: Un quotidien allemand révèle via des documents de l'ex-agent de la C.I.A. que sept opérateurs de télécommunications d'origine essentiellement britannique et américaine (sic!) collaborent avec les services de renseignements électroniques britanniques (vous savez, le GCHQ). Dans le cadre du fameux programme "Tempora", ces sociétés de télécom (British Telecom, Vodafone Cable, Verizon Business, Global Crossing, Level(3), Viatel et Interoute pour ne pas les citer...) ont offert au GCHQ un accès illimité à leurs câbles, aussi bien dans le temps que dans les données à saisir. C'est assez marrant, surtout quand on sait que ces câbles couvrent une bonne partie du trafic téléphonique et internet mondial, dont en France, aux Pays-Bas entre autres. Les données saisies par le GCHQ via ces câbles sont stockées pendant 30 jours et durant ce laps de temps, tous les employés du service de renseignements ont un accès libre à ces données, accès offert aussi à des analystes de la N.S.A. via le programme X-Keyscore.
  • Le 2 Août encore: Un hebdomadaire brésilien révèle que la N.S.A. a espionné les participants au 5ème sommet des Amériques, comme si le G20 ne leur suffisait pas. Cette surveillance a pour but d'établir des rapports pour le Département d'Etat des US afin de conseiller le président Obama et Hillary Clinton sur les négociations à mener, notamment sur le sort de Cuba.
  •  Le 10 Août: "Der Spiegel" nous informe que l'Union €uropéenne est la cible numéro 1 de la N.S.A. dans sa lubie. Il s'agit de récolter tout ce qui se dit sur la politique étrangère, sur la stabilité économique et sur le commerce international, nul doute que le reste aussi est chaluté pour faire taire les eurosceptiques par exemple. Selon les documents fournis par Snowden, la France est l'Allemagne sont les plus surveillés, au même titre que le Japon.
  • Le 25 Août: Le même quotidien allemand nous prouve une fois pour toutes que la N.S.A. n'en a rien à faire des lois, aussi bien nationales qu'internationales: la N.S.A. aurait espionné le siège de l'O.N.U., tout simplement, et en dépit des accords. Grâce à un déchiffrage des systèmes de sécurité, l'Agence a pu accéder à toutes les visioconférences internes de l'O.N.U. et a pu écouter plus de 400 conférences en une seule semaine! La N.S.A. a aussi espionné l'Agence Internationale de l’Énergie Atomique, située dans la capitale autrichienne de Vienne, mais qu'elle a aussi voulu espionner les diplomates de l'O.N.U. mais elle a plutôt découvert que des espions chinois étaient également de la partie. Enfin, la N.S.A. a étendu sa surveillance au sein des 80 ambassades américaines, grâce au Special Collection Service, un service de renseignement géré conjointement par la N.S.A. et la C.I.A., de ce fait, chaque ambassade a pour consigne de surveiller tout ce qui se passe dans le territoire sur lequel elle est implantée.
  • Le 29 Août: Le Washington Post, quotidien américain complice du silence sur le complot de la Federel Reserve, révèle le budget alloué des 16 agences de la Communauté du renseignement des Etats-Unis. Normalement secret, le document contient aussi les principaux objectif de ces agences ainsi que les ressources affectées. En 2012 par exemple, le budget était de 55 milliards de dollars, plus les 23 milliards du renseignement militaire du Pentagone. plus de 120.000 personnes travaillent dans l'une de ces agences dont 875 qui parlent parfaitement le français. La cybersécurité est la 4ème priorité de la Communauté de renseignement. Tout cet argent qui part là-dedans...
  • Le 29 Août encore: Ce même quotidien révèle des informations sur la capture de l'ennemi pulic mondial numéro 1 de l'époque: Oussama Ben Laden. Pour ce faire, il aura fallu le concours d'un ensemble de satellites espions de la N.R.O. (National Reconnaissance Office) ainsi que de cyber-espions de la T.A.O. (Tailored Access Operations) sur les téléphones portables du groupe terroriste américano-américaine Al-Qaïda.
  • Le 30 Août: Pour clôturer le mois, le Washington Post révèle l'existence d'un projet secret de la N.S.A.: le projet G.E.N.I.E., qui a pour but d'espionner des milliers d'équipements informatiques à l'étranger. Ce projet, dont le budget est de 652 millions de dollars (merci la planche à billets de la FED), a pour objectif d'implanter des logiciels espions dans des dizaines de milliers de machines (PC, Pare-Feu, routeurs) afin de collecter des informations confidentielles au maximum. La N.S.A. se sert également de ce projet G.E.N.I.E. pour contrôler à distance ces machines (en 2012, 58.000 machines sont ainsi "contaminées" par les logiciels espions. Conjointement avec la C.I.A., la N.S.A. vise en priorité les ennemis de toujours: l'Iran, la Corée du Nord, la Chine, la Russie, mais aussi l'Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, l'Irak et la Somalie. L'étape numéro deux de ce projet est le lancement du programme T.U.R.B.I.N.E. qui permettra le déploiement massif de ces logiciels espions dans des millions de machines à travers le monde. D'ailleurs, la N.S.A. a fomenté 231 cyberattaques en 2011, tout en prétextant s'être défendus, ben voyons...

Ce mois d'Août a été très riche et très instructif, pendant qu'il y en a qui se doraient la pilule à la plage de Saint-Tropez, tout en publiant des photos d'eux sur Facebook préalablement récupérées par la N.S.A., cette agence, ainsi qu'une dizaine d'autres, continuaient lentement mais sûrement à espionner le monde en dépit des lois et des accords internationaux, aec le concours des renseignements étrangers, plus on est de fous, plus on rit après tout.

A suivre pour le mois de Septembre... 

Sources:


 

samedi 11 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois de Juillet

Dans mon précédent article, j'ai parlé de la barquette de révélations de l'ex-agent de la C.I.A., Edward Snowden, qui ont été faites au mois de Juin. Mais les exilés politiques, c'est comme les services hospitaliers: pas de vacances d'été et notre cher Snowden a encore déballé un petit paquet de secrets normalement bien gardés au sein d'agences criminelles comme la N.S.A., F.B.I. ou C.I.A.




Voici les quelques révélations faites par Snowden au mois de juillet 2013, toujours pas l'intermédiaire de différents médias du monde, elles sont certes bien peu nombreuses, mais tout aussi graves que celles du mois de Juin, attention les yeux.

Juillet 2013

  • 7 Juillet: Cap sur le Brésil où le journal O Globo révèle que la N.S.A. a surveillé l'ensemble des communications d'une grosse partie des entreprises brésiliennes, ainsi que les brésiliens eux-mêmes, et ce depuis plus de dix ans! Le Brésil faisait partie des priorités du N.S.A. pour la surveillance, au même titre que la Russie par exemple! Vous ne verrez jamais la Russie et le Brésil sur un même pied d'égalité dans un autre domaine aux yeux des US... On apprend aussi via des documents fournis par Snowden que la N.S.A. a tissé des liens stratégiques avec plus de 80 entreprises mondiales spécialisées dans les technologies, pratique pour acquérir du matériel de fou furieux. D'ailleurs, les opérateurs américains étaient en partenariat avec les opérateurs brésiliens, ce qui facilitait la collecte des données par l'Agence américaine, pratique! D'ailleurs, pour la collecte, la N.S.A. utilisait deux programmes informatiques: Fairview et X-Keyscore, connus pour ne pas laisser le moindre bit passer au nez et à la moustache des utilisateurs.
  • Toujours le 7 Juillet: De l'autre côté de l'Atlantique, en Allemagne plus précisément, le magazine "Der Spiegel" relate un entretien durant lequel Snowden révèle l'existence d'une collaboration étroite entre la N.S.A. et l'Allemagne ainsi que d'autres Etats occidentaux (la France par exemple?). Les services de renseignements allemands, la B.N.D., en partenariat avec la N.S.A., bénéficiait de matériel de surveillance pour espionner toutes les communications passant par l'Allemagne et en provenance des pays du Proche et Moyen-Orient, les méchants du monde selon les US. Bien évidemment, la B.N.D fournissait ces données aux agents de la N.S.A. Snowden révèle aussi que la N.S.A. tisse ces liens avec les différents pays de l'Occident pour protéger les dirigeants d'une éventuelle insurrection populaire, ce qui pourrait arriver si le public était mis au courant de ces intrusions répétées dans leur vie privée. Pourtant les gens furent au courant y'a quelques mois et je n'ai pas vu une seule réelle insurrection en France, sinon ça se saurait, mais ça n'a pas l'air de déranger la masse tv-lobotomisée que leurs conversations soient surveillées...
  • Le 12 Juillet: "The Guardian" révèle l'existence d'une collaboration entre la multinationale Microsoft et les autorités américaines pour permettre le bon déroulement du programme PRISM. A peine croyable! Cela veut dire que les services de communication de Microsoft, à savoir Skype, Hotmail, Live ou Outlook (avant fusion général de ces services) y sont passés. Les données récupérées le sont avant cryptage bien entendu. Et depuis la fusion, le F.B.I. et Microsoft ont mis au point une solution d'interception des conversations cryptées d'Outlook, mais aussi une solution pour accéder aux contenus de SkyDrive, le service made in Microsoft de cloud-couputing. La N.S.A. déclarera avoir obtenu une nouvelle "capacité" qui lui a permis de collecter trois fois plus de conversations audio/vidéo sur Skype via PRISM. Bien que Microsoft déclarera n'y être pour rien dans cette affaire de "nouvelle capacité", la firme de Redmond rappelle aux gens que, comme les soldats de la Seconde Guerre Mondiale, ils ne font qu'obéir aux directives du gouvernement, car une charte lie les deux entités, surtout quand il s'agit de sortie d'un nouveau produit ou de mise à niveau, la bonne blague!
  • Le 31 Jullet: Pour clôturer ce mois, un journaliste de "The Guardian" donne les détails du fameux programme de collecte et de surveillance X-Keyscore: il peut examiner tout ce qu'un individu fait sur Internet, ce qui inclus l'activité sur les réseaux sociaux, les échanges de mails, le backgammon en ligne, les petits LAN sur Minecraft, bref la totale. Donc coucou la N.S.A., comment allez-vous? Moi oui, je suis heureux de partager tout ce que vous faites sous le manteau à des gens sensés rester dans l'ignorance 100% pur jus! Un traité, l'UKUSA, qui regroupe les US, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, permet à des analystes de ces pays d'intercepter tout ce qui est interceptable sans aucune autorisation, qu'elle soit gouvernementale ou judiciaire, parce qu'ils sont "over the laws" ou au dessus des lois. Ces informations et ce programme utilise plus de 500 serveurs répartis sur 170 sites dans différents points géographiques (dont certains pays de l'U€ ainsi que la Russie et la Chine). Un rapport de la N.S.A. de 32 pages présente ce fameux projet X-Keyscore, qui date de début 2008.



Bon, même si ce mois fut relativement pauvre en révélations contrairement à Juin 2013, celles-ci mettent en lumières les multiples collaborations entre les Etats, les entreprises plus ou moins privées et les agences indépendantes américaines qui ne reculent devant rien pour chaluter les données qu'ils peuvent trouver. On racle d'abord et on trie ensuite. Le mois d'Août 2013 promet d'être sévèrement explosif, puisque Edward Snowden n'a pas le temps de prendre un petit congé au soleil de 15 jours, et c'est tout à son honneur.

A suivre...

Sources:

vendredi 10 janvier 2014

Chronologie des révélations d'Edward Snowden: Mois de Juin

Sept mois, cela fait exactement sept mois que nous savons de manière "officielle" que les communications du monde entier sont surveillées par les Etats-Unis, les gentils gendarmes du monde qui ne veulent que notre bien. Un seul homme a osé défier les plus grandes institutions américaines, que sont le Pentagone, la Central Intelligence Agency (C.I.A.) et la National Security Agency (N.S.A.): Edward Snowden, et il continue encore à partager les informations recueillies dans ces agences par le biais des différents médias, ce qui aggrave, selon les U.S., le caractère criminel de ses actes. Ben voyons...

Il y aura beaucoup à lister, je le ferai de la manière la plus claire possible, par mois, parce que oui, il n'y a pas que le programme de surveillance PRISM. Selon Wikipédia, bien d'autres révélations ont été faites par l'ex-agent de la C.I.A., et ce n'est pas prêt d'être fini. On commence les festivités par le mois de Juin, je ferai un article pour chaque mois de révélations et je vous garantis qu'il y aura du dossier très lourd, attachez bien votre ceinture!
Juin 2013
  • 6 Juin: Certains opérateurs américains, dont Verizon, ont été forcés par la justice à livrer à la N.S.A. toutes les données téléphoniques. C'est le F.B.I. qui a émis cette requête de collecte journalière, et ce depuis 7 ans. Ces collectes concernent aussi bien les communications à l'intérieur du territoire américain qu'à l'extérieur, pour me pas rendre un travail bâclé.
  • 6 Juin: L'existence du désormais célèbre programme PRISM est révélée. Ce programme informatique permet la surveillance en temps réel des internautes par le biais de tous les outils informatiques possibles: smartphones, ordinateurs, tablettes, tout y passe. Cette surveillance peut se faire via différents logiciels ou plateformes sur Internet, comme Google, Youtube, Yahoo, Apple et même Facebook! Cette surveillance est contrôlée par la N.S.A., le F.B.I. et probablement la C.I.A.
  • 8 Juin: Un autre programme informatique est mis au gout du jour: Boundless Informant, qui génère un ensemble de tableaux graphiques en temps réel recoupant les données récoltées avec les différents moyens d'écoutes de la N.S.A. afin de définir un "niveau de surveillance" précis par pays.
  • 8 juin toujours: Barack Obama, qui fut l'espoir du peuple pendant un jour, signa une directive présidentielle qui obligea les fonctionnaires de la sécurité nationale à créer des listes de cibles potentielles de cyberattaques. Celles-ci sont définies par la directive et dépendront certainement de ladite cible.
  • 12 Juin: Snowden révèle que des services de renseignements US ont infiltré des grands axes chinois pour intercepter les données entre les différents machines sans en pirater une seule. Selon un quotidien de Hong-Kong, une liste détenue par l'ex-agent de la C.I.A. contiendrait des adresses IP,la date d'intrusion ainsi que l'état de l'opération d'intrusion, ces adresses correspondraient à des cibles chinoises et hongkongaises. 
  • 17 Juin: The Guardian révèle que les services gouvernementaux de renseignements électroniques britanniques cette fois a espionné les participants au sommet du G20 de Londres en 2009. Ils ont fait la totale durant ce sommet puisque toutes les communications intérieures et extérieures, depuis Internet, téléphones fixes et même mobiles, étaient surveillées en permanence, H24. 
  • 20 Juin: Une prémisse à la Loi sur la Programmation Militaire mais version US existait apparemment déjà sur le sol américain: la FISA Amendments Act of 2008. Cette loi permet à des agences comme...la N.S.A. d'intercepter absolument toutes les données au niveau mondial, US inclus, et, roulement de tambour, sans passer par un juge. Une liberté totale accordée à ces agences indépendantes qui seraient apparemment légale au regard du Quatrième Amendement de la Constitution. Comme quoi, ils respectent cette Constitution quand ça les arrange...
  • 21 Juin: Le projet Tempora est mis au goût du jour. Ce projet au bon goût fish'n'chips permet à la GCHQ (les services de renseignements électronique britanniques) de collecter toutes les données qui transitent via les 200 câbles sous-marins qui utilisent la fibre optique. Rien n'est laissé de côté, zéro gaspillage en Angleterre qui se permet même de partager ces données avec la N.S.A.
  • 22 Juin: De l'autre côté du Pacifique, encore en Chine et à Hong-Kong, des documents fournis par Snowden attestent que les Etats-Unis auraient piraté des entreprises de téléphonie mobile chinoises pour collecter des millions de SMS. Son agence de renseignements, la N.S.A., aurait aussi piraté l'Université de Tsinghua, qui abrite les principaux points GIX (interconnexion internet) du pays communiste. Et comme dessert, elle aurait espionné l'opérateur asiatique Pacnet en 2009.
  • 27 Juin: L'administration Obama a autorisé la N.S.A. à poursuivre la collecte massive des données des citoyens américains pour vérifier l'usage d'Internet dans leur quotidien.
  • 29 Juin: PRISM est de nouveau mis en cause: il permettrait de consulter en temps réel l'ensemble des mails, des conversations via le "chat", les conversations via les forums, la diffusion de photos et vidéos, même ceux de votre chat, ainsi que les appels téléphoniques. Et tout ça sous la sempiternelle bannière de la "lutte contre le terrorisme", tel est l'intitulé de chaque donnée recueillie par le programme PRISM.
  • 29 Juin encore: Cette fois, c'est l'Union €uropéenne qui passe à la casserole de PRISM. Des documents montrent que la N.S.A. a mis sur écoute les différents bureaux stratégiques de l'U€: siège du conseil de l'U€, ambassade à Washington, QG de l'OTAN, etc. Toutes les communications entre les bureaux de l'ambassade de l'U€ à Washington à destination des Ministères des affaires étrangères des capitales européennes y passent aussi. 
  • Toujours le 29 Juin et pour finir sur ce mois: The Guardian révèle que la N.S.A. reçoit quotidiennement des millions de données issues de conversations téléphoniques provenant de la France et de l'Allemagne.
Ce n'est que le début d'une longue liste de révélations extraordinaires de notre cher ex-agent Edward Snowden, aujourd'hui exilé en Russie depuis. D'après le Pentagone, il détiendrait plus de 1,7 million de documents secrets sur les activités toutes aussi secrètes des forces armées américaines, de quoi rendre les élites américaines plus en colère que depuis l'année dernière.
A suivre pour les révélations de Juillet 2013... 

Sources:

mardi 7 janvier 2014

Quand Goldman Sachs proposait de baisser les salaires en France de 30%

On en a vu des vertes et des pas mûres comme solutions possibles pour mettre fin à la "crise" ou du moins, l'endiguer. Aujourd'hui, on songe à une super-taxe de 10% des dépôts européens, ensuite, on autorise les banques à ponctionner les comptes de ses clients en cas d'urgence. Mais avant ça, on avait des gens qui proposaient d'appauvrir le petit peuple comme solution possible, des gens d'un culot certains, bien placés à l'abri de la crise.




Goldman Sachs, le Diable de la finance, par l'intermédiaire de Huw Pill, un "économiste en chef" certainement payé avec des lingotins en or, propose à la France de baisser tous ses salaires de 30% afin de regagner de la compétitivité et mieux équilibrer les comptes. C'est clair, net et précis mais cette déclaration fut explosive, surtout quand on sait que ces gens-là spéculent sur le dos de leurs propres clients afin de les ruiner et de ramasser derrière les énormes miettes à destination de leurs poches. Pour preuve: en 2011, le salaire du PDG de Goldman Sachs a été triplé, passant de 600k de dollars à 2 millions de dollars...pour ruiner tout ce qui est possible: entreprises, nations, particuliers, tant que les employés spéculent à fond les ballons.

Évidemment, ces deux excuses fallacieuses que sont "le déséquilibre des comptes" et le "manque de compétitivité" ne tiennent absolument pas la route pour justifier une baisse générale des salaires: 

  • Pour les comptes en France, les dépenses publiques sont restées stables depuis 1973, année de la fatidique loi Pompidou-Rothschild, à 5% près, en prenant en compte les multiples augmentations d'impôts, de TVA. En me répétant, si la France est endettée, c'est à cause des intérêts sur ladite dette qui en sont sa principale constituante, due à l'interdiction formelle à la France de battre monnaie ou de recourir à la BC€.
  • Pour la compétitivité, la solution est toute simple: ne pas taxer le coût du travail et taxer le coût du capital. Si les entreprises ne sont pas assez compétitives aux yeux des spéculateurs, c'est bien à cause des actionnaires qui se taillent la part du lion à chaque année qui passe, mais que font les médias pour qu'ils n'en parlent pas? Ah oui: parler de Dieudonné en le diabolisant et en faisant d'un geste qui existe depuis dix ans un salut nazi inversé... 
Ils veulent jouer les moralisateurs et pensent être au dessus des lois, mais je rappelle qu'ils ont aidé la Grèce à entrer en Union €uropéenne ainsi qu'en zone €uro en trafiquant leurs comptes, car il était évident que le pays hellène n'avait pas les prérequis pour y entrer, mais il fallait bien ruiner cette nation autrefois fière, la suite est malheureusement connue...
 
S'ils veulent que l'on ne soit plus endettés, la solution est simple: refuser de payer la dette publique! Déjà, on n'aurait plus aucune raison de payer les impôts sur le revenu, vu que le total récolté correspond à l'usure sur la dette que la France paye chaque année aux banksters, mais on ne touche pas aux salaires, déjà bien bas par rapport au coût de la vie.
 
Sources: