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jeudi 14 mars 2013

La crise grecque: quelques points de l'Histoire qui ont poussé à sa ruine.

Jamais, jamais la Grèce aurait dû rejoindre l'Union €uropéenne et sa seule alternative claire est d'en sortir le plus vite possible, enfin c'est sans compter sur les puissants lobbies pro-U€ et pro-€uro qui envoient son armada de pseudo-experts prédisant la mort de la nation grecque, qui pourtant possédait un fier passé, autant sur le plan militaire que sur le plan scientifique, et voilà comment la Modernité la remercie: en la ruinant. Mais cela a d'abord été fait au compte gouttes par l'oligarchie grecque au fil du temps puis, voulant à tout prix la couler le plus vite possible, la crise grecque prit plus de place dans la vie du peuple et c'est le moment d'exposer les principaux points qui ont "permis" sa descente aux enfers et de marquer au fer rouge le symbole de la Troïka financière sur le front des gens.




Il faut remonter à 1967 et la chute de la monarchie grecque pour voir d'où commence la dette grecque illégitime et la crise qui s'en suit:

  • La Dictature des Colonels de 1967-1974: financée par d'importantes banques, elle est la conséquence d'un coup d'Etat du colonel Papadopoulos,qui détrôna le roi Constantin II mis en place seulement 3 ans avant sa chute et son exil. Il est intéressant de  savoir que ce monarque a été mis sur le trône sous la pression de l'armée, il tenta néanmoins de renverser la dictature militaire mais échoua, ce qui provoqua son exil à Rome. Ce manège ne dura que cinq ans, malgré les tentatives de "roulement" des gouvernements mis en place pour faire croire à une démocratie, suite aux nombreuses manifestations du peuple grec et à noter que cette fin collera avec la scission de la Chypre en deux morceaux: zone turque et zone grecque avec Nicosie comme No man's Land.
  • Durant la République proclamée suite à la chute de la junte militaire, les élites grecques ruinèrent encore plus le peuple en se sur-armant auprès du groupe allemand ThyssenKrupp, spécialisé dans l'armement et la construction navale. On voit bien qu'il n'a servi à rien puisque l'armée grecque ne fait rien pour son peuple ou pour se défendre contre l'oppresseur européen, et que ladite armée avait déjà été très affaiblie par l'instauration de la République, suite à la chute de la dictature militaire. Au passage, la République offrit un généreux cadeaux aux armateurs: exonération nette et totale d'impôts, ce qui n'est plus très nouveau actuellement, mais cela signifie un très gros manque à gagner pour les dépenses publiques, à partir de là, l'oligarchie avait gagné.
  • 1981: Entrée de la Grèce dans l'Union €uropéenne encore sous le nom de Communauté des Etats Européens, ce qui signifie une soumission totale au traité de Rome de 1957. Mais c'est en 2001, lors de l'adoption de l'€uro, que la Grèce vit les cornes du diable. Hausse des prix par rapport aux anciens prix en drachmes, soumission au traité de Maastricht dont l'article 108 interdit à l'Etat grec de recourir à sa Banque Centrale ou à la future BC€  pour créer ou emprunter de l'argent à taux nul, il doit donc emprunter au marché financier à taux usuraire conséquent pour faire marcher son économie déjà bien déficitaire.
  • 2001 toujours: Goldman Sachs, la banque d'investissement la plus puissante du monde et antichambre de l'enfer Numéro 3, après la Federal Reserve Bank et le Fonds Monétaire International, aida le gouvernement grec en échangeant la dette publique grecque à un taux usuraire fictif, permettant au pays d'intégrer la Zone €uro. Une belle action de maquillage de comptes publics qui fit bondir la dette grecque de 5 milliards d'€uros dus à Goldman Sachs alors que seule la moitié avait été empruntée. Goldman a délibérément ruiné le peuple grec alors que leur pays n'avait absolument pas les conditions requises pour rejoindre la Zone, la suite, nous la connaissons tous.
  • 2004: Organisation des Jeux Olympiques d'Athènes, qui coûtèrent la petite bagatelle de 10 milliards d'€uros alors que le budget prévisionnel était moitié moins que la somme finale. Ce sont les Jeux Olympiques les plus coûteux de l'Histoire moderne. Nouveaux stades, nouvelles infrastructures pour une durée très minime d'un mois, servant à abrutir les passionnés mais aussi à abrutir les sportifs, donc à corrompre l'humain. Ces installations ne servirent plus jamais et leur sort est l'abandon pur et simple. 10 milliards dans le vent, empruntés à taux usuraire énorme qui ne revinrent jamais dans la poche de la Grèce, et ce sont leurs habitants qui payent toujours l'addition.
  • 2008: la dette publique s'aggrave avec la ratification du traité ignoble et illégitime de Lisbonne, réduisant encore plus les droits des pays de la Zone à faire appel à leurs Banques Centrales ou à la BC€, Grèce comprise. Sa dette publique a atteint les 120% du PIB de la nation, ça sent le roussi.
  • 2009: La Troïka financière, FMI, BC€ et Commission €uropéenne, impose des plans d'austérité à la Grèce, ce qui déclencha l'ire du peuple et le surendettement du pays. Des milliards empruntés aux autres nations européennes, passant par le FMI qui prête aux grecs à taux d'intérêt exorbitants, en échange de coupes budgétaires dans les finances publiques hellènes. Cela fait 4 ans maintenant que la Grèce plonge dans le chaos, sa dette est la plus impayable de l'Europe, elle a subi pas loin de 11 plans d'austérité imposés par la force aux gouvernements qui se sont succédés. Une lueur d'espoir était apparue en 2012 où les partis traditionnels pro-U€ faillirent sauter aux législatives. 

Nul doute que d'autres points viendront pimenter la nouvelle Histoire de la Grèce. On se souviendra d'eux comme un pays très pauvre croulant sous les dettes, comme un pays dont le gouvernement est soumis au diktat de la troïka financière, comme un pays dont le peuple est toujours mobilisé pour sauver leur peau et dire "merde" à la monarchie €uropéenne. Fini le souvenir d'une fière nation qui a combattu les perses pour éviter l'invasion, fini le pays militairement armé pour contrer les Romains, fini aussi le souvenir d'un Etat fondateur des jeux Olympiques dont le but était de vénérer le Dieu des dieux Zeus. Le monde moderne ne finira jamais d'effacer l'ancienne Histoire du monde, si un pays veut survivre au désastre imminent, il faut qu'il retrouve toute sa souveraineté, et ça ne se fera pas sans la mobilisation active du peuple sur les oligarchies.

dimanche 10 mars 2013

Le F.M.I., un accélérateur de ruine.

On en entend toujours parler, mais personne ne sait vraiment à quoi il sert. Le FMI (ou Fonds Monétaire International) est omniprésent à chaque fois qu'il est question des banques, de la politique financière des pays sous leur coupe, des prix et tout ce qui s'en suit. A la base créé pour "le bien" des pays, des ménages et des entreprises, cette institution financière n'est en réalité que le plus gros coupe-gorge jamais inventé, après la FED bien évidemment!




Le FMI a été créé en Juillet 1944 et trouve son siège à Washington D.C., dans le sacro-saint pays de Wall Street, la directrice générale n'est autre que Christine Lagarde, ancienne Ministre de l'Economie de la France, remplaçante d'un autre français bien connu pour ses petites pulsions sexuelles: Dominique Strauss-Khan. Les buts initiaux de cette institution sont de stabiliser les finances du monde, faciliter les échanges commerciaux, lutter contre la pauvreté, stabiliser l'économie et pousser à la création d'emplois. On peut affirmer sans broncher que c'est raté pour ces objectifs-ci.
Alors à quoi sert-il aujourd'hui, puisqu'il intervient partout, surtout en temps de crise? Pour le peuple, à rien car il n'y a pas d'améliorations apparentes malgré les tentatives de nos dirigeants de nous rassurer; mais pour les banksters, les voyous et les pro-ruines, il sert à accélérer le processus de ruine des nations! C'est ce qu'il a tenté de faire en Argentine voilà maintenant 12 ans et il continue à harceler ce pays qui veut juste la paix en son sein, mais qui résiste aux puissances financières tant qu'il peut. 
Dans le contexte de la crise programmée et délibérée actuelle, le Fonds Monétaire International a pour rôle d'aider les nations les plus touchées par ladite crise en leur prêtant des sommes considérables d'argent, qu'il faudra rendre avec des intérêts pour rendre la dette plus grosse et leur ruine plus drôle aux yeux des financiers. Et malgré le nom qu'il porte, le FMI n'est pas un fonds à proprement parler, il n'a aucune ou pratiquement peu de réserves d'argent, puisque l'argent prêté est principalement issu de sommes déjà prêtées au FMI par les grandes puissances économiques, comme la France à taux usuraire bas, très bas...alors que le Fonds prête à taux usuraire faramineux! Une politique de voyous que personne ne dénonce, encore une fois! 
Et pire encore: les pays sont pratiquement forcés de prêter ces sommes au FMI, la France par exemple ne pouvait-elle pas prêter directement à la Grèce en 2008 à taux nul? Mais non, il faut passer par l'antichambre du diable! Autre question en suspens: comment la France a-t-elle obtenu une telle somme, à savoir 50 milliards d'euros qu'on ne reverra jamais? Simple encore une fois: des banques commerciales, dont j'ai déjà parlé dans un précédent article, avec un taux usuraire exorbitant. 
Je rappelle au passage qu'au sein de l'Union €uropéenne, il existe une Banque Centrale €uropéenne normalement chargée de faire ces prêts, mais un certain article 123 du traité infâme de Lisbonne empêche les Etats-membres de recourir à cette BC€ ou à leurs Banques Nationales, tout a été calculé pour que les Etats (créditeurs ou débiteurs) s'endettent à milliards envers un petit groupe de banksters sans aucune morale. Encore plus drôle, le FMI peut directement emprunter à la BC€ car non soumise aux traités européens et à taux nul au cas où les nations autrefois créditrices ne peuvent rien faire, mais il est si drôle d'endetter jusqu'au sang. Pour finir la parenthèse sur la BC€, il faut rappeler que celle-ci et le FMI sont en étroite collaborationentre eux et avec la Commission €uropéenne concernant la politique financière de l'Union, formant la fameuse Troïka, les malfaiteurs les plus dangereux du Vieux Continent! Alors je ne parlerai même pas de l'étroite relation existant entre le FMI et la FED, ça se passe de commentaires tellement c'est simple à comprendre...

Le FMI agit aussi comme une agence de notation, sauf qu'il surveille de près les politiques financières des Etats-membres du FMI, il peut en l'occurrence prendre des sanctions en cas de manquement aux obligations ou en cas de politiques incompatibles avec le mode de pensée du FMI, très orwellien comme pouvoir, ma foi. Quiconque défie le FMI verra son visage plongé dans un bain de sang tâchant déjà les billets verts de la FED, l'Argentine en fait déjà les frais car hors de question que la "maladie grave et contagieuse de Buenos Aires" se propage chez les autres. Encore une fois, et comme toujours, seul un soulèvement massif peut mettre fin à une telle dictature financière, et il y aura du boulot.

Je vais conclure avec une petite anecdote concernant le FMI, s'il ne stocke pratiquement pas de devises internationales, il faut bien, en cas de crise majeure, qu'il dispose de quelque chose, et ce quelque chose, c'est la réserve gigantesque d'or alors qu'il a stocké durant des années. De plus en plus de gens soupçonnent le FMI se posséder l'or appartenant auparavant aux Etats mais aussi celui que Nicolas Sarközy avait vendu au cours le plus bas alors qu'il était encore Ministre du Budget. Et puis à quoi lui sert cet or sachant que plus aucune devise du monde n'est calé sur l'or depuis 1973? Il faut avouer que cela mérite réflexion.



jeudi 7 mars 2013

2008: Pourquoi Sarközy aurait dû être destitué?

Pas plus tard qu'hier, on apprend que Nicolas Sarközy de Nagy-Bocza reviendrait dans la politique "contre son gré" ou "par devoir", Dès la première seconde où il déclarait arrêter la politique, mon sourire se dessinait et je ne pouvais pas m'empêcher de me moquer de lui. Je ne comprendrai jamais les quelques 27% de Français qui ont voté pour l'ancien IIIème Empereur de France en 2012, sachant qu'il a ruiné le pays, qu'il s'était mis à la botte des Allemands et des Américains, qu'il mouille encore maintenant dans des affaires plus que douteuses, mais bon passons. 




Outre les affaires nationales ou internationales qui le mettent actuellement à bas, comme l'affaire des rétro-commissions, l'affaire Béttencourt ou encore l'effroyable affaire Karachi où il mériterait la pendaison sur la place publique; ce que beaucoup de gens ne savent pas, c'est qu'il a acquis en 2008, en tant que Président de la République, le statut de traître à la Nation. Oui, je sais, cela peut paraître extrême vu comme ça, mais c'est vrai.
Qu'est-ce qui définit un traître à la Nation? Tout simplement quelqu'un qui va contre les intérêts de son propre pays et contre l'avis de son peuple, mais quand je parle de l'avis du peuple, je parle de celui exprimé par les urnes de manière légale et démocratique. Pour mieux illustrer mon propos, il faut remonter 3 ans en arrière, le 29 Mai 2005.
C'est la fameuse date où le peuple s'est exprimé en votant "NON" à 55% au projet de Constitution Européenne, absolument toutes les personnalités politiques célèbres, les journaleux, les pseudo-experts avaient tenté de bourrer le crâne du peuple pour qu'ils votent "OUI" parce que "C'est bien, c'est une voie ouverte à la Modernité". Ah la Modernité, on peut faire passer tout ce qu'on veut avec ce prétexte fallacieux, comme la fameuse loi Pompidou-Rothschild, et on ose nous parler de démocratie en mettant en place une propagande médiatique et politique qui a quand-même réussi à toucher 45% des votants au référendum. 
La Constitution ayant été refusée par la majorité des Français, elle aurait dû être enterrée à tout jamais, mais c'était sans compter sur le lobby européaniste et les élites voulant à tout prix imposer cette européanisation à tous les pays de l'Union, le gré ne passant pas, ce sera par la ruse. 
En 2007, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocza accède au pouvoir suprême de l'Etat et fiche un bazar monumental durant son mandat, ce n'est qu'en 2008 qu'il montre qu'il n'en a rien à faire du peuple et de ce qu'il dit, qu'il fait ce qu'il veut et qu'il applique ce que ses supérieurs directs veulent imposer. En février plus exactement, la France ratifie le traité déjà signé en 2007, et il faut savoir que ce "mini-traité" comme l'a qualifié l'ancien dictateur français est une version remastérisée de la Constitution Européenne refusée 3 ans plus tôt, englobant par la même occasion les traités de Rome de 1957 et de Maastricht de 1992, tous deux assassins des nations souveraines. 
Cette ratification a été faite par Sarkö himself, ce qui fait de lui le traître à la Nation par excellence, car il a passé outre l'avis du peuple en 2005 en approuvant la Constitution déguisée, une véritable dictature! Depuis 2005, vous remarquerez qu'aucun référendum n'a été fait depuis car les élites savent que le peuple est un rempart à leurs projets et que de toute façons, ce qui ne passe pas par la voix du peuple passera par la voix des traités, pourquoi s'embêter? On me dira que c'est rien du tout, mais si, un président ne doit jamais faire quelque chose contre l'avis du peuple et Sarközy aurait dû être destitué du pouvoir pour le simple motif suivant: "Est allé à l'encontre de la Démocratie", enfin, si une telle démocratie était mise en place. On a beau dire dans les livres que la France est un pays libre et blablabla, mais il n'en est rien quand on ouvre un oeil sur ce qui se passe.
Le traité de Lisbonne n'a jamais été médiatisé contrairement à son semblable de 2005, le secret est toujours l'allié de nos élites et cela a bien marché, ce mini-traité a rajouté des laisses supplémentaires et nous rappelle que nous sommes soumis à la Troïka et à l'élite mondiale et notre ancien représentant a voulu de cela, que demande le peuple?

lundi 4 mars 2013

Les lobbyistes: corrupteurs de pouvoir.

"Que peut-on faire pour diminuer les risques de décès par cigarette? -Beh on interdit le tabac dans les établissements publics, mais il faut penser aux industries!"
"Le Médiator a des effets secondaires assez dangereux, ne faut-il pas l'interdire? -Vous savez, il n'y a pas de lien de causalité.."
"Les enfants deviennent trop dangereux, ne faut-il pas légiférer sur les programmes télé? -Et nos audiences? On va perdre de l'argent"

Tant de fausses excuses pour contourner les lois déjà existantes ou pour empêcher de nouvelles lois gênantes de contrevenir à certaines grosses entreprises de tout secteur, tel est le travail du lobbyiste.


Définissons très simplement ce qu'est un lobby: c'est une organisation, une structure dont le seul but est de défendre les intérêts d'un tiers ou d'une entreprise, les lobbyistes travaillent dans ces structures, plus généralement des cabinets. Il existe deux types de lobbyistes: les dépendants qui ne travaillent que pour le compte d'un organisme; les indépendants qui travaillent pour un cabinet distinct et qui passe le plus clair de son temps à étendre et développer un portefeuille de clients de plus en plus importants. Ces derniers sont les plus dangereux car ils peuvent agir pour plusieurs sociétés en même temps.
Pourquoi est-ce un danger pour notre société? Tous les lobbyistes ont un point commun: ils défendent des intérêts et peu importe le client qu'ils "servent", ils doivent rendre des résultats en échange de beaucoup d'argent, et le plus sûr moyen d'accomplir leur mission est de se rapprocher au plus près possible le gratin politique, l'élite qui gouverne. C'est la raison pour laquelle toutes les entreprises plus ou moins importantes sont à l'affût de toute possibilité de loi pouvant directement agir avec leurs activités.
Il n'est donc pas rare de croiser des lobbyistes accompagnant des députés, soit directement dans le Palais Bourbon, soit dans les lieux que lesdits députés fréquentent souvent. Mais pour qu'un lobbyiste puisse approcher un de ces 577 élus du peuple, il y a plusieurs étapes à suivre pour exercer un lobbying efficace:

  • Prendre un rendez-vous avec le ou les députés en question, afin de parler de leurs représentants et aussi pour exposer leurs arguments afin d'adapter les lois en fonction des intérêts que le lobbyiste dépend.
  • Établir une certaine confiance entre le(s) député(s) et le lobbyiste, pour cela, rien de tel qu'une invitation à déjeuner dans un endroit chic ou dans un établissement fréquenté occasionnellement par le député.
  • Dans la mesure du possible, accompagner le député dans l'enceinte du Palais Bourbon (siège de l'Assemblée Nationale) à l'exception de l'Hémicycle. Cette pratique est fortement dénoncée et est sujette à l'encadrement.

Les industries faisant très souvent appel aux lobbyistes sont toujours les mêmes: cigarettiers, industrie de l'alcool, laboratoires pharmaceutiques, compagnies pétrolières et tutti quanti usent de tous les moyens pour que les lois à venir fassent le moins de dommages possibles. Ce fut le cas en 2006 pour la loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics (interdiction effective depuis 2007), si celle-ci fut majoritairement approuvée par le peuples, elle le fut moins du côté des cigarettiers et des restaurateurs qui craignaient de voir les clients s'envoler. Résultat: les peines encourues sont plus réduites par rapport à ce qu'il devrait être mis en place et surtout: c'est très peu contrôlé. Je me répète, mais je vois toujours des établissements qui autorisent leurs clients à fumer dans leur enceinte.
Rappelons nous aussi du lobby des compagnies pétrolières qui protestaient en août dernier contre la diminution du prix du carburant, accusant le gouvernement Ayrault de vouloir leur ruine pour 3 centimes...on va me dire "Oui, mais pour les stations d'essence, c'est beaucoup au litre, m'voyez", mais pour leurs fournisseurs, comme Total, c'est rien du tout. Grâce aux potentielles actions des lobbyistes, la réduction n'a duré que 3 mois mais je soupçonne fortement les stations d'essence d'avoir augmenté leurs prix avant d'appliquer la réduction.

Des exemples, j'en ai à foison, nul doute que des lobbyistes à la solde de Spanghero et de Findus sont à l'action pour l'affaire de la viande de cheval, dans le but d'obtenir la plus petite condamnation possible, l'Assemblée Nationale est loin d'être la seule institution étatique à être dans le collimateur de ces intermédiaires. Prenons comme dernier exemple l'affaire du Médiator, médicament exterminateur du laboratoire Servier. Son patron, Jacques Servier, ami intime de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocza, a été décoré par ce dernier de la Grand-Croix de la légion d'Honneur, la plus haute distinction de France. Cela n'a gêné personne qu'un truand comme Sarközy puisse offrir cette distinction à un criminel de l'humanité, ça équivaudrait à donner le bac au pire cancre de la planète! On le sait depuis longtemps que le Médiator était mortel, mais là encore, une action de puissants lobbyistes a permis à cette mine anti-personnelle de perdurer pendant 33 ans (les ésotéristes apprécieront ce nombre...), mais à force, la vérité finit par éclater tôt ou tard, cela commence avec les multiples affaires où mouillait notre ancien dictateur de poche.

En France, il est difficile de distinguer des lobbyistes, ils se font généralement discrets pour ne pas essuyer l'indignation des gens ou de politiques encore honnêtes, ce n'est par exemple pas le cas de la Belgique, où le lobbyisme est reconnu par toutes les autorités. Ils ont leurs bureaux dans Bruxelles, communiquent plus aisément avec les politiques, et ont donc plus de chances de défendre leurs intérêts, alors je n'ose imaginer leur influence sur la Commission Européenne, basée à Bruxelles.

Pour illustrer mes propos, je vous propose de visionner ce petit reportage sur les lobbyistes et leurs méthodes pour défendre les intérêts qu'ils servent, bon visionnage ;)





vendredi 1 mars 2013

France: le contrôle des médias ultra-privatisé.

Maintenant, c'est un fait établi, les gens ont de moins en moins confiance aux multiples médias, relayeurs d'informations plus ou moins fondées. Il existe trois principaux types de médias: la télévision, le journal et la radio, ce dernier étant très prisé des plus jeunes car elle serait, dit-on, "libre". Oui, certaines stations de radio, comme BeurFM, permettent aux gens de s'exprimer librement sans tabou ni filtrage d'informations, mais les autres comme "Europe 1", "Europe 2" et consorts nationalement plus connues ne jouissent pas de cette même liberté; et pour cause, elles relayent des informations aussi utiles et fiables que TF1, Le Monde, M6 et toute la clique, tout simplement car ces médias appartiennent majoritairement à des industriels privés aux poches bien remplies, sans qui ces médias couleraient purement et simplement. En clair, tous ces médias sont sur la sellette et ils existent car leurs principaux actionnaires le veulent bien.




Le filtrage d'informations et la censure s'expliquent plus facilement quand on voit le nom des propriétaires des principales chaînes de télé et groupe de chaînes, des différents journaux et des stations de radio. Et pour vous donner encore plus envie d'écouter ce qu'ils veulent bien laisser passer, je vais lister en 3 grands points les propriétaires de chaque média principal.


1- Les chaînes de télévision


Que ce soit en souscrivant à un abonnement CanalSat ou en se contentant des chaînes gratuites proposées par la Télévision Numérique Terrestre (TNT, ça porte bien son acrostiche...), on n'échappe pas à la domination des privés et donc à la désinformation, même l'Etat sait s'y mettre grâce à la pression des puissants lobbies "concurrents":

  • Groupe TF1: possède entre autres TF1, LCI, Eurosport France, TV Breizh, Odyssée, Histoire, Ushuaïa TV. Le groupe détient également des parts minoritaires dans des chaînes du groupe Canal+ (CanalSat, Canal+, TPS, Planète, Canal Jimmy, les chaînes Ciné., Kiosque, Sport+...). L'actionnaire majoritaire et donc le plus gros détenteur du Groupe TF1 est le groupe Bouygues (BTP, routes, télécom et immobilier), dirigé par Martin Bouygues, ami intime de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocza, qui possède également Bouygues Télécom, le très célèbre opérateur téléphonique français.
  • France Télévisions: Groupe détenant France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO. France télévisions appartient à la Nation française qui détient également 50% des parts dans Arte, la fameuse chaîne franco-allemande. Oui, c'est tout, et là encore, le chef de l'Etat n'a officieusement pas le plein contrôle sur ses propres chaînes télé.
  • Groupe Canal Plus: possède les chaînes Canal +, i-Télé, et 17 chaînes thématiques, dont Canal+ Sport, Canal+ cinéma, planète, Kiosque, Sport+, NBA+, Comédie (71%), Cuisine TV (66%) et possède également TPS suite à leur récente fusion. Le groupe est détenu intégralement par Vivendi Universal, également présent dans le secteur musical (Universal music) et de la téléphonie (actionnaire majoritaire de SFR, détenteur de neuf télécom). Certaines de ces chaînes sont également détenues par le très célèbre "frère" de l'ancien dictateur hongrois de France, Arnaud Lagardère (34% des parts de CanalSat), PDG de Lagardère SCA et membre du conseil d'administration d'EADS, dans lequel il s'était retrouvé mouillé dans une affaire de délits d'initiés.
  • Groupe M6: possède les chaînes connues M6, TF6 (50%), Paris première, Téva, Série Club, Fun TV, W9, M6 Music Hits, M6 Music Rock, M6 Music Black et M6 Boutique. Le groupe est détenu majoritairement par le groupe Bertelsmann, premier groupe de médias européen, il détient également les chaînes du groupe RTL dont RTL9 chez nous.

Ce sont ici les principaux groupes et comme on peut le voir, le pouvoir de diffusion des informations est entre les mains de très peu de gens, de richissimes personnes n'hésitant pas à abattre la monnaie pour faire diffuser ce qu'ils veulent. La télé, peu importe ce qui passe, tue purement et simplement, il faut l'éteindre et s'aérer l'esprit, mais en revanche, n'allumez pas la radio non plus pour écouter les infos car ce média-ci n'est pas à l'abri de la subversion.


2- Les stations de radio


Les ondes hertziennes aussi ont été privatisées pour notre plus grand malheur, du moins les stations les plus connues pour garder le citoyen en laisse en cas de télé éteinte. Certaines stations de radio sont la propriété de groupes ou de personnes possédant déjà des chaînes de télévision:


  • Le groupe Lagardère: Encore ce cher frère à Sarközy, qui possède les deux principales stations Europe 1 & 2, ainsi que RFM pour la France et 17 autres stations à l'étranger, pas mal du tout pour un qui tape dans l'aéronautique.
  • Radio France: Propriété de l'Etat français, le groupe Radio France possède entre autres les stations  France Info, RFI, France Bleu, France Culture, France Musique, Le Mouv’, Fip. Personnellement, j'aime bien France Inter, même s'ils ne disent pas tout, mais les débats y sont constructifs.
  • NRJ group: possède 100% des stations de radio NRJ, Radio Nostalgie et Sonopar, qui diffuse Rire et Chansons. Chérie FM lui appartient à 99,99%, mais il ne va pas s'en plaindre. NRJ Group s'immisce également dans la télé avec NRJ 12 et dans la téléphonie avec NRJ Mobile. le groupe est la propriété de Jean-Paul Beaudecroux, son fondateur et actionnaire à 73%.
  • Groupe RTL: Bien évidemment, le groupe de Bertelsmann a sa petite trace sur les ondes hertziennes avec RTL, RTL2 et Fun Radio pour l'Héxagone et 30 autres stations en Europe. A noter que Bertelsmann est un groupe dont il trouve son origine en 1835 par la création d'une imprimerie par Carl Bertelsmann, l'entreprise révéla son ancien penchant pour le nazisme en 2002, mais qui est nazi le reste à vie.
N'écoutant pas trop la radio, je ne sais pas très bien ce qu'il s'y dit, déjà les stations NRJ et Skyrock sont de pures daubes débitant des bouses à chaque minute de la journée, parce que bon, la musique moderne n'est plus de la musique, c'est de la cacophonie insupportable, sans parler des bêtises que font les gens sur les plateaux, un beau gâchis...


3 - Les journaux nationaux


Le journal papier reste très prisé au yeux de la masse. Petites annonces ajoutées, petits jeux pour les divertir un minimum et une quantité importante d'actualités, les journaux prolifèrent pour satsfaire au mieux un maximum de gens. Une zone d'ombre subsiste toutefois: les informations qui y sont calées, la plupart aussi inutiles que celles présentées et JT de TF1, au lieu d'avoir des nouvelles sur l'activité illicite des banques, on y trouve en "Une" du journal une photo du plus petit chien du monde, quelle nouvelle! Les journaux aussi n'échappent pas aux groupes privés et je peux vous assurer que certains noms vont vous surprendre:

  • Libération: journal se revendiquant de gauche, dont l'actionnaire majoritaire n'est personne d'autre que Edouard de Rothschild, appartenant à la tristement célèbre dynastie de banquiers maîtres du monde (39% des parts), le co-fondateur italien de "La Republicca" Carlo Caracciolo est le second actionnaire avec un tiers des parts, mais quand on est en dessous d'un Rothschild, on n'a pas trop le droit à la parole. D'autres petits actionnaires détiennent moins de 10% du capital dont l'archi-connu Sauveur de la Libye de guerre et pro-sioniste Bernard Henry-Lévy. Serge july, le patron de "Libération" a été forcé de démissionner par le saint-Banquier Rothschild en 2006.
  • Le Figaro: ainsi que ses homologues "Le Figaro magazine" et "Madame Figaro" sont détenus par Socpresse, éditeur appartenant à Serge Dassault, sénateur UMP de l'Essonne et également président d'honneur de Dassault aviation. Ami intime de Sarközy, il travaille également dans l'industrie militaire aérienne, notamment dans la construction de missiles, de Rafale, de Falcon et tutti quanti). Dassault détient également 40% des parts du "Journal du Dimanche", le reste appartenant à notre ami Arnaud Lagardère. Le magazine "L'Express" est également entre les mains du groupe Dassault.
  • L'Humanité: Le groupe est géré par quatre grands actionnaires: 40% d'actionnaires individuels, n'appartenant pas à des privés, mais plus par des représentants du Parti Communiste Français; 20% par la Société des lecteurs et des lectrices; 20% par un petit conglomérat sympathique composé de Hachette (Lagardère encore), TF1 (Martin Bouygues) et la Caisse d'Epargne; 10% par la Société des personnels de l'Humanité. Ce groupe édite également L'Humanité dimancheLa Terre, Pif éditions.
  • Le Parisien: détenu par le groupe Amaury, appartenant aux trois-quarts par la famille Amaury, fondateur du "Parisien Libéré" et le quart restant appartient au groupe Lagardère, qui ont apparemment le don d'ubiquité. Ils possèdent également les mentions du "Tour de France" et du "Paris-Dakar" et continuent dans la presse sportive car ils possèdent aussi l'Equipe et France Football, puis accessoirement son corollaire télévisuel l'Equipe TV.
  • Le Monde: appartient au groupe "Le Monde Partenaire et Associés" à 100%. Ce groupe est lui-même détenu à 52% par des actionnaires internes au groupe et 48% par des actionnaires externes. Parmi cette distribution du capital on retrouve notre groupe omniprésent Lagardère qui possède 17% des parts du Monde SA, à croire qu'il veut garder un oeil sur tout. Le groupe Le Monde possède également 6% des parts dans "Le Nouvel Observateur", lui-même détenteur de 1.8% des parts dans Le Monde SA, aux côtés du cher "frère" de Nicolas Sarközy.

Il reste une multitude de journaux nationaux qui sont détenus par des groupes privés, dont "les Echos", possession du groupe LMVH de Bernard Arnault, spécialisé dans le luxe, et je n'ai pas le temps de traiter des journaux régionaux, qui sont en très grande partie détenus par les groupes Lagardère et Dassault, le reste appartenant à des sociétés civiles et diverses.

En définitive, les médias français font déjà l'objet d'un contrôle total par des privés richissimes qui ont le destin de leurs possessions entre leurs mains. En effet, il suffit d'une bourde de "Libération" pour que Rothschild le coule, il suffit que TF1 dise la vérité sur la Federal Reserve bank pour que Bouygues ferme tout, la vie des médias ne tient qu'à un fil et on ne s'étonne plus de voir les journalistes, rédacteurs et personnels de la radio mentir à longueur de journée, traiter de sujets hautement inintéressants et en parler en boucle et faire preuve d'une totale subversion. Il ne reste plus qu'Internet pour trouver de vraies informations croustillantes sur ce qui ne va pas dans ce monde, et l'entêtement qu'ont les privés à vouloir contrôler la toile le prouve.

En attendant, est-ce que ça vous enchante toujours de regarder une chaîne dirigée par un groupe qui exploite l'or au Mali? Est-ce que ça vous plaît de lire un journal dont l'actionnaire majoritaire est un grand fabricant de missiles pour l'armée? Êtes-vous toujours contents d'écouter une station dont son propriétaire mouillait dans une affaire de délit d'initié?